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SALON DU DISQUE ET DES ARTS UNDERGROUND DE MONTRÉAL

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Reality Check

TEENAGERS, The

XL

dimanche 22 février 2009, par Nicolas Pelletier

(0.5/5) Ces trois Teenagers, Quentin Delafon, Dorian Dumont et Michael Szpiner, viennent en fait de Paris, et ça s’entend très vite avec leur accent… et leur côté lubrique qui ferait rougir Gainsbourg ! Dès le départ, Homecoming raconte de façon triple x comment « I fucked an American cunt », ce à quoi répond une voix féminine « I loved my English romance ». Le langage sort directement des sites pornos, mais a le mérite d’illustrer deux points de vue de la même aventure : le gars n’y a vu que du cul, alors que la fille est en amour.

En dehors du langage crû, le rock des Teenagers n’a rien de très original. Il oscille entre riffs de guitares rock (Starlett Johansson), mélodies douces, claviers sauce 1982 (Feeling Better), et batterie électronique. Musicalement, ça rappelle The Cars époque « Candy-O », mais au niveau des paroles, c’est beaucoup plus sexuel. Plusieurs chansons sont sans intérêt, comme de mauvais morceaux de a-ha ou de Numéro# (Make it Happen). De la pop fadasse, floue et immature, formatée pour des auditeurs débutants (Wheel of Fortune).

Plusieurs chansons mettent en contexte des amourettes adolescentes, mais racontées dans le langage des jeunes hypersexués d’aujourd’hui. Est-ce choquant ? Surprenant plutôt. Est-ce intéressant ? À la première écoute, on porte attention, pas certains d’avoir bien compris ce qu’on pense avoir entendu. À la seconde écoute, on « savoure » pleinement le côté salace du texte. À la troisième, ce n’est déjà plus très drôle. Personnellement, j’ai peiné à me rendre jusqu’à la 8e chanson sur les 14 de cet album.

- Desc. : pop rock sauce 80
- R.S.V.A. : XX Teens, Numéro#, Art Brut

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