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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

Low Kick and Hard Bop (à redécouvrir)

SOLEX

Matador

jeudi 3 septembre 2009, par Nicolas Pelletier

(4/5) En l’an 2000, en pleine gloire de Napster, la Danoise Elisabeth Esselink, alias Solex, était au centre d’un véritable « buzz » indie grâce à cet album. Elle était à l’époque disquaire et utilisait les albums de son magasin pour créer sa propre musique. À ce moment-là, rares étaient les demoiselles qui se faisaient plaisir à mixer des « beats » modernes et saccadés, échantillons de cuivres pigés sur d’anciens 33 tours avec des « grooves » d’enfer. À ce titre, Solex est un peu la grande sœur de Moby et de M.I.A..

Huit ans plus tard, Low Kick and Hard Bop n’a pas beaucoup vieilli et demeure un album très pertinent qui s’écoute bien. Avec sa voix suraigüe, Solex fait penser à un mélange de Moby et Deee-Lite, en beaucoup moins pop, et encore plus, à M.I.A. et au Go ! Team, qui l’ont par ailleurs invitée à participer à leur album de l’an dernier, Proof of Youth.

Le seul échec de Solex aura été de n’avoir pu produire une bombe commerciale qui l’aurait éternellement sauvée des abîmes de l’oubli. Cela lui aurait sans doute donné une visibilité à la hauteur de son talent et de son originalité. Solex a publié cinq albums et quelques EP et se produit toujours en concert ces temps-ci. Elle a aussi collaboré avec le Maarten Altena Ensemble et expérimenté les sonorités concrètes, utilisant notamment les sonneries de 25 téléphones cellulaires en direct pour une pièce, ou travaillant le son du pipi d’un petit garçon jusqu’à ce que ça sonne comme les chutes Niagara ! Une artiste pour le moins unique !

- Desc. : Indie electronica
- R.S.V.A. : Go ! Team, M.I.A., Cibo matto

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