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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

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Smith Westerns

SMITH WESTERNS

Fat Possum

jeudi 13 janvier 2011, par Éric Dumais

(3.5/5) Ils sont jeunes, énergiques, talentueux, chevelus, établis à Chicago, aux États-Unis, et en lice pour devenir les chouchous des amateurs de musique rock indie à la Wavves, Jay Retard, Black Lips ou Times New Viking. Et ils nous fournissent même, en guise de cadeau (empoisonné) une pochette à la fois étrange et angoissante, qui présente certains segments de l’inoubliable Nevermind, album culte de la formation grunge Nirvana, ainsi qu’une toile style Renaissance, en arrière-plan, dont on ignore (encore) le titre du tableau.

Trônant présentement sur le siège royal à la cour privée de l’étiquette de disques Fat Possum (The Walkmen, The Black Keys, Crocodiles), le jeune quatuor, qui totalise une moyenne d’âge pouvant solidement faire concurrence aux membres de la formation anglaise The XX, commence à faire drôlement parler de lui. Et tout semble aller comme sur des roulettes : la carrière de ces jeunes Américains est encore jeune, ils sont beaux et regorgent de talent, mais ils semblent déjà faire un peu d’attitude : ils affirment ne pas jouer de rock garage (à la limite), et rêve (déjà) de jouer aux côté des Strokes. Sont-ils tout simplement naïfs ou (trop) sûrs de leur vibe ? Va savoir.

Musicalement parlant, la musique des Smith Westerns est assez déconcertante : au départ, les chansons s’enchaînent sans trop nous interpeller, mais il se passe quand même un je-ne-sais-quoi dans notre cerveau qui nous intrigue, pique notre curiosité. On tend l’oreille avec délicatesse, encore prudent, jusqu’à ce que l’on arrive à la mi-parcours et que la chanson Be My Girl, avec son refrain accrocheur et ses rythmiques foudroyantes, nous séduise royalement. Ça y est, le charme opère, on aime. Grosso modo, le son rock lo-fi de la formation de Chicago est correct, sans être impeccable, et la voix quasi grinçante du chanteur apporte un charme supplémentaire à l’écoute.

L’album est cependant de très courte durée (30 minutes bien mouillées). Outre ce bémol, le style est plaisant, rafraîchissant et risque de faire tourner les têtes en 2011.

- Desc. : Rock garage lo-fi
- R.S.V.A. : Wavves, Times New Viking, Black Lips

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