[]

Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

Accueil du site > Musique > S > SHARPE, EDWARD AND THE MAGNETIC ZEROES

Edward Sharpe and the Magnetic Zeros

SHARPE, EDWARD AND THE MAGNETIC ZEROES

Vagrant

mercredi 9 octobre 2013, par Nicolas Pelletier

(3.5/5) Cet ensemble d’originaux de la Californie font une musique divertissante, rigolote et entraînante. Si des chansons telles que Let’s Get High sont conçues pour faire décoller le party, d’autres sont très belles et introspectives, comme Please, un petit bijou folk gospel qu’on retrouve à mi-album. La chanson Two est un autre beau moment, romantique et mignon. Les Magnetic Zeros frisent parfois le kitsch, mais ils ont bon goût. L’humour est dominant.

La grande force de ce groupe mené par Edward Sharpe est d’être capable de transmettre une belle énergie de groupe, cohérente et dynamique. On a presque envie de joindre les chœurs, de taper dans les mains avec eux, de sourire aux références aux Beatles de Sgt Pepper’s qu’on retrouve ici et là. On se sent revenir dans l’époque peace and love des années 70, bien que la musique soit résolument moderne. Les mélodies sont très bien composées : il n’est pas rare qu’une chanson comporte plusieurs secteurs. Une partie folk, une partie burlesque, une grande montée en intensité, etc.

Sharpe (Alex Ebert de son vrai nom) est un chanteur à la voix extraordinaire, passant facilement du soul gospel (Country Calling), au folk intense (If I Were Free, qui, en passant, prend soudainement un virage 60s à mi-chemin, avec flûte de pan !) puis au mode indie rock un peu maniéré (Life Is Hard) avec aisance.

La bande de dix musiciens se déplace tous ensembles en bus, d’une ville à l’autre. Le concept est né de l’esprit créatif d’Ebert qui a imaginé un leader de secte moderne « qui se donne le droit d’être toujours attiré par la gent féminine ». Ben oui, pourquoi pas !

Ce groupe me rappelle les belles années de Me, Mom & Morgentaler ou de Tomas Jensen et les Faux-Monnayeurs pour l’esprit de fun collectif qui entraîne assurément l’auditeur, à la différence que les influences musicales d’Edward Sharpe et ses acolytes sont plus du côté d’Arcade Fire, Devotchka et Yeasayer et non le ska sauce Mano Negra comme les deux groupes que j’évoque. C’est plus dans l’esprit et l’énergie qu’ils se rejoignent. Musicalement, pensez aux Plants & Animals, Devendra Banhart et à Gorky’s Zygotic Mynci, pour ce qui est de la qualité, tant à la composition qu’aux arrangements.

Voilà un disque super agréable, joyeux, qui n’est pas qu’une rigolade non plus. Un album qui est agréable à écouter sur la route, dans une fête, dans un bar, entre deux groupes lors d’un concert, etc.

- Desc. : Folk rock festif
- R.S.V.A. : Devotchka, Arcade Fire, Gorky’s Zygotic Mynci

Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0