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SALON DU DISQUE ET DES ARTS UNDERGROUND DE MONTRÉAL

At Home We Are Tourists

SETTLE

Epitaph

dimanche 27 décembre 2009, par Éric Dumais

(3/5) Un nouvel opus vient d’émerger chez Epitaph sous la direction d’Adam Lasus (Clap Your Hands Say Yeah, Yo La Tengo) et de Ken Andrews (Jimmy Eat World, Pete Yorn) : At Home We Are Tourists. Étant le péché mignon d’un quatuor originaire d’Easton en Pennsylvanie, Settle débarque sur la planète musicale avec un premier LP qui risque de faire tourner les têtes.

At Home We Are Tourists est un milkshake savoureux à la crème pop américaine, agrémenté de brisures de chocolat à la dance rock et d’un crémage épais au caramel indie rock. Dès la première bouchée, l’énergie qui se dégage de Grand Marshall’s Mooncloth Robes nous ouvre déjà l’appétit. Les premières notes s’engouffrent dans notre estomac avec un lever de rideau flamboyant, une rythmique électro complètement buzzante, des guitares électriques grinçantes et distortionnées à point, et une percussion ultrasonique qui résonne dans le tapis. Cinq ans de travail acharné ont suffi à produire cet album aux effluves délibérés et énergiques. Avec Naked At A Family Function, on entre dans le paysage punk rock californien, avec un chant répétitif et une voix à la Jimmy Eat world, et des guitares qui ressemblent aux Yellowcard et autres groupes commerciaux de ce monde. Le problème, c’est qu’une fois entré dans ce carcan, il est impossible d’en ressortir. C’est comme si nous étions engouffrés sous les brisures de chocolat dance rock et que nous étions noyés dans le tourbillon de substance visqueuse du caramel indie rock. En effet, l’album semble sur repeat pendant un bon bout de temps, jusqu’à ce qu’il rencontre les tempêtes que sont les deux pièces maîtresses de l’opus, à savoir I Saw An Inferno Once et Murder. Sur l’une, l’exubérance réchauffe l’atmosphère comme une guimauve sur la braise, alors qu’avec la seconde, la rythmique est rapide comme un CD qui saute. Ce qui est décevant, c’est que la promesse électro n’est qu’un bonbon trop rapidement entamé. On ne l’entend que sur la première pièce et pour le reste, ce n’est que quelques échos par-ci pas-là, sans plus. Dommage !

Du reste, Settle a concocté un opus savoureux qui risque de jouer dans plusieurs événements estivaux comme le Vans Warped Tour, par exemple. Pour ceux qui détestent la musique commerciale, vous la détesterez encore plus à l’écoute de cet album.

- Desc. : Indie rock, dance rock, pop.
- R.S.V.A. : Jimmy Eat World, Alkaline Trio, Let Me Run.

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