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SALON DU DISQUE ET DES ARTS UNDERGROUND DE MONTRÉAL

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Con-Struct

SCHNITZLER, CONRAD

m=minimal

vendredi 30 décembre 2011, par Olivier Boivin

(3/5) Envie de visiter un musée après les heures d’ouverture ou encore mieux, un laboratoire louche et expérimental fascinant ? Rien de plus simple ! Le dernier album du créateur et compositeur allemand Conrad Schnitzler (membre de Kluster et Tangerine Dream) vous plonge littéralement dans une pièce humide à la tuyauterie défectueuse. Un album hypnotisant, somme toute, qui utilise la sonorité de machines à laver (à spin) juxtaposées aux clochers du bossu de Notre-Dame. M. Schnitzler n’en est pas à ses premières notes, lui qui était parmi les pionniers du krautrock dès les années 60 après plus d’une trentaine (rien de moins) d’albums à son actif.

Voici un exemple parfait d’un album qui laisse perplexe lors la première écoute. Puis, comme par magie, on comprend soudainement la beauté de la chose. Il faut lui donner le temps de présenter sa complexité l’espace de quelques écoutes. Le choix des titres est simple est logique. Con-Struct 1, Con-Struct 2, Con-Struct 3 jusqu’à Con-Struct 8, décidément, on a bien appris à compter. Le disque est minimaliste et inquiétant, nous rendant anxieux par moment, nous faisant tomber dans la lune la plupart du temps. Ce n’est pas qu’il est ennuyant mais plutôt déstabilisant sur toute la ligne. Aiguisez bien vos oreilles afin d’en profiter car l’expérience qu’on en retire reste personnelle.

En vérité, vous serez aussi obnubilés par Con-Struct que quelqu’un qui s’est fait enlever par un extra-terrestre. Au moins, vous pourrez témoigner par après que vous savez comment on se sent après s’être mis les deux pieds dans un trou noir. On se sent différent, incertain, confus, encore plus curieux qu’auparavant et c’est très bien ainsi !

- Desc. : Avant-Garde expérimental
- R.S.V.A. : Aiden Baker, Brian Eno, Kraftwerk

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