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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

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The Weight’s on the Wheels

RUSSIAN FUTURISTS, THE

Upper Class

vendredi 21 janvier 2011, par Éric Dumais

(3.5/5) Les Russian Futurists ont emprunté leur nom au célèbre courant artistique et littéraire communément appelé le futurisme, qui a d’abord pris naissance avant la Première Guerre mondiale en Italie, grâce à l’écrivain italien Filippo Tommaso Marinetti, pour ensuite se former et se développer en Russie, où le poète russe Vladimir Vladimirovitch Maïakovski a pris la relève avec la publication de son Manifeste du Futurisme russe « La Gifle au goût du public ». Et quelles sont leurs principales valeurs et revendications ? L’amour du danger, l’habitude de l’énergie et de la témérité, le courage, l’audace, la révolte, l’exaltation du mouvement agressif et le saut périlleux, pour ne nommer que celles-ci.

Force est de constater que ces éléments ne se raccordent pas du tout avec la musique que nous offre la formation électro-pop lo-fi The Russian Futurists, laquelle est originaire de l’Ontario, au Canada. Matthew Adam Hart n’est aucunement animé d’un esprit de révolte, au contraire, il se porte plutôt comme étant l’instigateur d’une musique célébrant la beauté et l’amour de la vie. Les mélodies, sans jamais trop tomber dans l’eau de rose, débordent d’énergie et de vitalité. Il suffit d’écouter la première chanson de l’opus, Hoeing Weeds Sowing Seeds, mixée par le gagnant aux Grammy Award Michael Brauer (Coldplay, John Mayer, The Bravery), pour comprendre toute la fougue et l’engouement qui composent la musique des Russian Futurists.

L’album The Weight’s on the Wheels est une décharge d’énergie et d’explosifs, contrôlée par la voix ensorcelante de Matthew Adam Hart. Ce quatrième souffle créatif marque un nouveau tournant pour l’Ontarien : il s’offre le luxe d’un studio, d’un coréalisateur de renom (Michael Musmanno) et d’un « mixeur » de prestige. Et ce n’est pas tout : on retrouve une giclée de tubes vraiment entraînants, dont Golden Years, Register My Firearms ? No Way !, 100 Shopping Days ’Til Christmas et Tripping Horses. Seul bémol : il manque un peu de chaleur humaine. Malgré les multiples arrangements vocaux (voix masculines et féminines qui se chevauchent avec brio) et la beauté de l’orchestration, assez minimale d’ailleurs (voix, clavier), il manque toujours ce je-ne-sais-quoi qui aurait permis une meilleure appréciation de l’album. Outre ces minimes peccadilles, Matthew Adam Hart livre ici un opus sincère, accompli et dans l’ensemble fort intéressant.

- Desc. : Électro-pop 80’s
- R.S.V.A. : Miracle Fortress, Diamond Rings, DVAS

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