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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

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Spoils

ROBERTS, ALASDAIR

Drag City

lundi 1er mars 2010, par Éric Dumais

(3.5/5) Alasdair Roberts revient en musique avec son quatrième album solo en carrière, Spoils. Dès le premier regard, l’opus nous intrigue, car la couverture d’album, d’une infographie simpliste et douteuse, n’incite pas du tout à l’écoute. En effet, on peut apercevoir des corps de serpents qui forment des lignes, lesquelles serpentent, comme sur une piste de ski alpin sinueuse et cahoteuse, le mot « spoils », alors que le fond est noir, tout simplement. Hélas, le concept artistique ne peut pas toujours être à la hauteur de nos attentes. Au moins, l’album est de loin plus acceptable et il me fait plaisir, en cette occasion, de vous en glisser quelques mots.

Alasdair Roberts est un jeune artiste qui aime vagabonder à travers le globe à la recherche d’inspiration créatrice. Et c’est ce qu’il a fait avant de se préparer pour la réalisation de ce nouvel album. Toutefois, on sent que Roberts s’est donné une nouvelle mission, à savoir l’exploration d’une zizique un peu plus ancienne, à travers laquelle on retrouve des instruments plutôt méconnus de nos jours. C’est donc l’objectif qu’il s’est fixé : faire renaître une orchestration quelque peu désuète avec la sophistication d’aujourd’hui. Le résultat est étonnant, il va sans dire.

Ce quatrième effort ressemble un peu aux précédents albums, sauf qu’il diffère, comme je l’ai mentionné précédemment, à quelques niveaux. On retrouve d’abord The Crook Of My Arm (2001), Farewell Sorrow (2003) et The Amber Gatherers (2007). D’un souffle similaire à son prédécesseur, Spoils est l’alliage entre détente et sérénité. Il convie à la relaxation et à la quiétude. Les mélodies sont complexes, quoiqu’aucunement étourdissantes, et elles représentent d’excellentes ballades à écouter lors d’un souper romantique ou d’une soirée-détente, par exemple. La seule note négative dont je ne peux passer outre est la voix d’Alasdair Robert. Elle est belle, il va sans dire, mais ô combien plaintive à l’oreille. À la longue, on a l’impression d’entendre la longue et pénible complainte du phoque en Alaska. Il faut donc l’écouter avec modération et savourer calmement la douceur de ses mélodies.

- Desc. : Psych-folk anglais.
- R.S.V.A. : Appendix Out, Six Organs Of Admittance, Richard Youngs.

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