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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

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God’s Dream

RINGO DEATHSTARR

Neon Sigh/Noyes

lundi 21 juillet 2014, par Marc-André Pilon

(3/5) Si le Texas a une longue tradition de musique rock, celle de Ringo Deathstarr semble plus sortie de New York avec un petit détour par le Manchester ou le Londres de la fin des années 80 et du début des années 90. Originaire d’Austin, le groupe donne toujours, sur ce nouvel album, dans un son qui mélange habilement des influences shoegaze, britpop et parfois plus grunge pour certains riffs de guitares.

À la première écoute de God’s Dream, on remarque tout de suite l’influence de My Bloody Valentine. Les guitares qui font une surdose de distorsion à l’avant-plan, les voix, autant masculines que féminines, au même niveau que les guitares, des paroles à peu près inaudibles noyées dans une mer de réverbérations, le tout offrant des mélodies mélancoliques, mais accrocheuses (Bong Load, Frisbee).

On ne demeure pas figé dans une époque cependant, et on hausse l’énergie d’un cran pour errer dans des sentiers également empruntés par des groupe comme A Place To Bury Strangers ou Sonic Youth (Flower Power, Chainsaw Morning, Romantic Comedy). L’intro et le jeu de delay dans Chainsaw Morning rappelle un peu le Baba O’Riley de The Who et Nowhere nous démontre que le groupe a écouté The Cure.

Les chansons sont bien écrites, les arrangements sont bien pensés et le tandem entre les voix d’Elliott Frazier et d’Alex Gehring est très intéressant. Cependant, le groupe a toujours de la difficulté à se distancer de ses influences. Ici on entend Ride, ici Jesus and Mary Chain, ici My Bloody Valentine, etc. Même Shut Your Eyes, qui détonne du reste de l’album, a ce petit quelque chose de déjà entendu ailleurs, un côté presque trip hop tout droit sorti de Bristol proche de Massive Attack et d’Alpha.

À cause de cette familiarité, le groupe perd quelques points puisque, après ses neuf années d’existence, on s’attendrait à une approche plus personnelle et à un son plus original de la part de Ringo Deathstarr, ce qui n’est malheureusement pas le cas.

- Desc. : Shoegaze, Alternatif
- R.S.V.A. : A Place To Bury Stangers, My Bloody Valentine, The Pains of Being Pure at Heart

Chainsaw Warning

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