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In And Out Of Control

RAVEONETTES, THE

Vice

jeudi 29 octobre 2009, par Éric Dumais

(3/5) Sharin Foo et Sune Rose Wagner, célèbre duo de pop-rock danois, sont de retour avec In And Out Of Control (2009). Soyons franc, cet album n’est aucunement révolutionnaire, même qu’il s’apparente pas mal aux précédents opus, mais il y a ici une recherche musicale plus personnelle qui vaut le détour.

La blondasse au look « pop bonbon » et le noiraud à l’air désemparé ont sorti, vers le début des années 90, Whip It On (2002), Chain Gang Of Love (2003), Pretty In Black (2005) et Lust Lust Lust (2008), quatre opus cuisinés sans ingrédient innovateur, musicalement parlant. La seule nouveauté avec ce dernier, c’est qu’il est pas mal plus entrainant et plus rythmé que les autres albums. On peut dire que les Raveonettes sont revenus aux sources avec un son plus pop et avec des voix toujours aussi glaciales, mais ô combien agréables à l’oreille !

Bang ! Dès le premier accord de guitare, le sort est jeté. Sortez vos gants noirs en cuir et vos lunettes à monture blanche, le duo danois a adopté un style beaucoup plus « dark » dans In And Out Of Control. Il suffit de jeter un coup d’œil sur les paroles pour comprendre qu’elles sont très révélatrices de leurs états d’âme carrément désabusés et survoltés. Sharin et Sune Rose survolent des thèmes tels que le viol, le suicide, la violence conjugale, l’amour impossible… ça vous donne une idée ? Bien entendu, The Raveonettes nous offre toujours un son similaire à la pop américaine des années 60, sauf que cette fois-ci, il y a vraiment un côté sombre qui nous envoûte totalement.

On aime le sarcasme, mais surtout l’ironie qui transperce l’album de bord en bord, avec des compositions telles que Oh, I Buried You Today (charmant, n’est-ce pas ?) ou Boys Who Rape (Should All Be Destroyed), à travers laquelle ils dépeignent l’atrocité du viol à trois contre un ! Le plus comique, c’est qu’ils chantent cette chanson avec tellement de simplicité et de légèreté dans la voix et dans la mélodie. D’un autre côté, on adore le fuzz et le reverb qui viennent contrebalancer le côté quétaine de leur musique, mais surtout les chansons plus rock telles que Heart Of Stone, Breaking Into Cars. Dans D.R.U.G.S., la distorsion est tellement dans le plafond qu’on a l’impression d’être dans un concert shoegaze où tout est saturé. On aime un peu moins le manque d’imagination et surtout la pop très facile dans Last Dance, avec un beat au synthétiseur assez kitsch qui rappelle de très près certaines compositions du groupe suédois The Sounds.

En général, The Raveonettes nous a concocté un album aux résonnances familières, mais qui, tout compte fait, s’écoute relativement bien.

- Desc. : Indie-shoegaze n’roll
- R.S.V.A. : The Primitives, The Legends, The Jesus And Mary Chain

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