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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

False Flag

RANGDA

Drag City

samedi 9 octobre 2010, par Nicolas Pelletier

(2.5/5) Si vous survivez à l’intro complètement hystérique qui ouvre le premier album du groupe américain Rangda (la bien nommée Waldorf Hysteria), vous serez récompensés d’un rock instrumental solide dans lequel les guitares électriques lancent de grands soli épiques – pas nécessairement ultra-rapides – contrebalancés par de puissantes charges rythmiques (Bull Lore). Plus douce, Sacrophagi est un long mais intéressant dialogue entre une guitare lead et une guitare arpégée, tenues par Richard Bishop et Ben Chasny, qui travaillent sous le nom de Six Organs of Admittance.

Pour la petite histoire, sachez que « Rangda » est une « reine-démon » dans la mythologie de Bali. Elle mange des enfants et mène des armées de sorcières contre les forces du Bien.

Rangda (le groupe) ne se classe pas dans le métal mais plutôt dans le rock expérimental. Il est vrai que leur son est lourd. Il est vrai que leurs guitares sont impressionnantes, tout comme il est vrai que le jeu de batterie de Chris Corsano est particulièrement rapide et impressionant comme sur la longue et bordélique Fist Family. On trouvera que Rangda convient mieux aux fans de Sun City Girls et Sonic Youth qui cherchent un angle plus free ou aux fans de Tool qui n’ont pas peur de sortir du cadre heavy-rock structuré. Si ce n’est pas votre cas, ne vous approchez même pas de Rangda, ils vont transformer vos oreilles en choux fleurs.

Mais dans leurs moments moins énergiques et bordéliques, ils offrent une musique sensée, agréable, qui se développe graduellement au fil des explorations que font ce trio. L’album se termine par la longue Plain of Jars d’une durée de 15 minutes, qui ressemble à un jam instrumental de Led Zep.

- Desc. : Experimental psyché-rock
- R.S.V.A. : Sonic Youth, Sun City Girls, Cul de Sac

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