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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

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Prior To The Fire

PRIESTESS

Indica/Sony

lundi 30 novembre 2009, par Éric Dumais

(4/5) Pour ceux qui ne connaissent pas encore Priestess, il est temps pour vous de redresser vos manches, d’enfiler vos bottes à cap d’acier et de détacher vos longs cheveux en queue de cheval. Car le quatuor québécois a côtoyé depuis plusieurs mois des groupes de la scène métal internationale tels que Mastodon, Motörhead ou encore Megadeth, et l’influence, sans farce, se répercute jusqu’à Chibougamau.

Prior To The Fire est le résultat de l’heureuse combinaison entre musiciens talentueux et influences de choix. Depuis Hello Master, le changement et la prise de maturité sont clairement gravés sur les mélodies qui défilent tour à tour lors de l’écoute. On sent une énergie plus explosive et une maîtrise davantage ressentie. Avec ce nouvel album, l’époque d’Hello Master est définitivement révolue ; l’épave a bel et bien coulé, emportant avec elle les rythmiques stoner métal qui la caractérisait si bien. Cependant, les racines ont poussé et Priestess joue maintenant dans le métal progressif, avec une légère tournure heavy métal pour pimenter les compositions.

Au premier coup d’œil, le changement est radical, mais pas autant qu’on se l’imaginait. Il est vrai que les chansons The Raccoon et The Firebird nous rendent légèrement nostalgiques, mais elles ne sont pas pour autant les nouvelles Lay Down de l’année. Ici, les riffs de guitare, contrairement à ceux entendus dans le passé, ont gagné en maturité. Ils sont beaucoup mieux maîtrisés, même qu’ils se joueraient à merveille, de la même manière que Lay Down, sur un prochain Guitar Hero. Ainsi, nous sommes rapidement décoiffés, et ce, dès l’ouverture du LP. La chanson Lady Killer nous rentre dedans avec une rage pure et dure, légèrement trash, parsemée d’une rythmique rapide qui fesse dans le détour. Avec l’ode intitulée The Gem, on a l’impression que Kirk Hammett de Metallica s’est joint à Priestess, tellement la finale ressemble à certaines pièces du Black Album. La guitare électrique en son clair répercute de légers échos à la The Unforgiven, et la voix éraillée et rageuse de Mikey Heppner se transpose à celle de James Hetfield, l’espace d’un instant. Malgré les quelques ressemblances avec des artistes de renom, spécifions que Priestess sait allier souci esthétique et musique entraînante, avec des pièces aux refrains accrocheurs et mélodiques (The Raccoon, Lunar). Malheureusement, un seul bémol : la voix de Mikey Heppner nous lasse vers la moitié de l’album, exactement de la même manière qu’un tube que nous avons écouté, réécouté, et rééééécouter.

Prior To The Fire risque d’étonner et de surprendre les métalleux qui ont l’habitude de se secouer la tête avec agressivité et de brandir le poing en gueulant des paroles en l’air. Soit dit en passant, il est permis de redouter la sortie de leur prochain album, car s’ils réussissent à surpasser ce qu’ils viennent de produire, ça risque de faire mal, très mal.

- Desc. : Métal progressif.
- R.S.V.A. : Megadeth, Mastodon, The Sword.

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