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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

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Our Burning Street

POORFOLK

White Whale

vendredi 16 janvier 2009, par Nicolas Pelletier

(1.5/5) À l’intérieur de cette belle pochette où l’on voit la silhouette sombre d’une ville et ses lumières, œuvre de la peintre Juliane Gladstone, on retrouve un album rock sans saveur, très top 40, avec des accents un peu 70s. La voix matte de Jonathan Pearce ressemble un peu à celle de Paul Stanley (oui oui, le gars de Kiss), mais le rock de Poorfolk tire plutôt vers le rock guitarisé à la Crazy Horse (All Too Well, For What It Was Worth) avec en prime quelques structures parfois un peu bizarrement construites (Fine For Stealing). Le tout est quand même pas mal rock à la Dinosaur Jr, Sebadoh et compagnie (Killer on the Loose), en moins original, comme on en a entendu mille fois.

Le problème de ce quartet d’Ottawa est que sa musique est sans surprise. Leur effort est honnête et la production impeccable, mais rien ne se distingue à aucun moment. Pas de style particulier, pas de chanson efficace. La voix de Pearce a beau être particulière, ce n’est pas suffisant pour tirer tout le bateau hors de l’eau.

Poorfolk n’a peut-être tout simplement pas encore trouvé sa sonorité propre. Peut-être cela viendra-t-il avec le temps. « Our Burning Street » est le second album, mais le premier en format « band », puisque le premier album était surtout l’affaire de Pearce en solo, qui s’était débrouillé avec un 4-pistes et un fini beaucoup plus lo-fi, ce qui semble avoir plu aux critiques de l’époque. Ils tiennent leur nom non pas de la qualité de leur folk, mais du premier roman de Dostoevski.

- Desc. : Rock indé
- R.S.V.A. : Dinosaur Jr, Sebadoh, Superchunk

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