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SALON DU DISQUE ET DES ARTS UNDERGROUND DE MONTRÉAL

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Sea Voids

PONTIAK

Thrill Jockey

lundi 15 mars 2010, par Éric Dumais

(1.5/5) Sea Voids est le quatrième album de la formation américaine Pontiak, qui regroupe trois frères originaires de Blue Ridge Farm en Virginie, à savoir Van (guitare et chant), Lain (batterie, chant) et Jennings Carney (basse, orgue, chant). Sans être l’album de l’année, cet opus demeure, pour les connaisseurs du genre, dans la même lignée que les albums précédents.

Reconnus pour être des musiciens prolifiques, car n’oublions pas que Pontiak a enregistré cet opus en l’espace de trois semaines seulement, il n’est pas nécessaire d’être patient pour attendre la sortie d’un album de ce jeune trio américain. Ils possèdent déjà dans leur jeune discographie quatre albums, sans compter les EP et le 12″ qu’ils ont enregistré avec Arbouretum un peu plus tôt dans l’année. Seulement chez Thrill Jockey, vous pouvez vous procurer Sun On Sun (2008) et Maker (2009), leurs deux meilleurs albums.

Sea Voids n’est pas une révolution en soi, ni un pas de franchit dans la carrière de Pontiak. Un reproche que l’on peut peut-être leur adresser reste, ironiquement, leur principale qualité : leur rapidité d’exécution. Être un groupe prolifique est une chose, mais encore faut-il réaliser un produit de qualité. Et à l’écoute de l’album, on sent une hâte grandement exagérée d’en finir au plus vite. Ce n’est pas un secret ; les membres de la formation ont terminé l’enregistrement de Sea Voids la même journée qu’ils partaient pour l’Europe, afin d’y entamer une longue tournée européenne. C’est dommage, car ils nous laissent avec un album vide, un peu comme sa couverture d’album, sur laquelle l’on retrouve un dessin étrange peint en or sur fond crème. Et c’est tout. Les mélodies sont sans saveur et il n’y a d’ailleurs aucune rythmique qui accroche notre oreille au passage. Suzerain, la pièce inaugurale, présente guitare lourde 100% hard-rock sur un fond de percussions sans grande vitalité, avec des accords qui traînent et qui ne semblent même pas s’animer d’eux-mêmes. Pour le reste, l’opus s’avère être un mélange entre pièces instrumentales et longues envolées acoustiques sans grand intérêt. Vraiment, les membres de la formation Pontiak devraient peut-être prendre la peine une prochaine de s’asseoir ensemble et de cogiter un peu mieux leurs idées.

- Desc. : Stoner post-rock expérimental
- R.S.V.A. : Arbouretum, White Hills, Desert Sessions

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