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SALON DU DISQUE ET DES ARTS UNDERGROUND DE MONTRÉAL

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PALEY & FRANCIS

Sonic Unyon

mardi 20 décembre 2011, par Nicolas Pelletier

(0.5/5) Il y a quelques années, on avait dû se taper quarante-cinq minutes de Reid Paley en première partie du concert de Black Francis au National. Le chanteur américain a une voix de camionneur et ses chansons n’ont rien d’exceptionnel. C’était vraiment pénible. Dernièrement, Black a eu l’idée de concocter un album entier en duo avec ce même Paley. Sentez-vous mon enthousiasme cynique à travers ces lignes ?

Tel qu’on pouvait le craindre, Paley gâche vraiment cet album avec son horrible voix défoncée. Par moments, il sonne comme Johnny Cash en plus crooner (On The Corner), et ce n’est pas endurable. Les deux amis ont écrit et enregistré cet album à Nashville, composant la musique ensemble. Les textes viennent par contre de l’un ou l’autre. Black fait du bon boulot pour supporter (dans le sens d’accompagner) Paley sur The Last Song ainsi que sur Deconstructed. Pas de chansons brillantes de Black parmi les cinq titres qu’il signe de cet album qui en comporte dix, avec celles de Paley. On sent que son talent est plusieurs fois supérieur à celui de son complice, et c’en est souvent dérangeant. Mais Black est inégal depuis quelques années : les belles années des premiers albums solo fulgurants ainsi que certains avec The Catholics sont loin derrière. Il nous a souvent livré des disques plus qu’ordinaires au cours de la dernière décennie, sans parler du fait que la touche country qu’il emprunte souvent ne lui va pas super bien. Ici, Crescent Moon, chantée en voix de tête, sonne bâclée. Vite faites, les dix chansons de cet album sont pauvres, mal orchestrées et mal enregistrées. Le fait que le vétéran Spooner Oldham, complice des beaux moments de Neil Young, JJ Cale et Percy Sledge, soit à l’orgue et au piano n’y change rien.

Dans les années 80, Paley faisait du punk à Pittsburgh puis Boston avec un groupe nommé The Five. De retour dans sa ville natale de Brooklyn au début des années 90, il joue dans les clubs et publie quelques albums solo chez Sub Pop. Black Francis produira l’un de ses albums, en 1999. L’album suivant, présenté en trio, fut produit par Eric Drew Feldman, un collaborateur de longue date de Black et des Pixies. Paley tourne ensuite en première partie de Black et contribue à quelques chansons des albums solo de ce dernier, dont Honeycomb, Fast Man Raider Man et Christmass... Non, ce ne sont pas les meilleurs de la pourtant fructueuse carrière de l’ancien leader des Pixies...

- Desc. : Country rock
- R.S.V.A. : Johnny Cash, Bob Dylan, Steve Wynn

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