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Days of Abandon

PAINS OF BEING PURE AT HEART, THE

Yebo

jeudi 4 décembre 2014, par Pascal Dumont-Julien

(3/5) L’insouciance et la mélancolie, l’énergie sauvage de l’adolescence... Voilà ce qu’évoque d’emblée Days of Abandon, troisième album de la formation New-Yorkaise The Pains of Being Pure at Heart. En continuité avec les deux précédents, The Pains of Being Pure at Heart (2009) et Belong (2011), ce disque paru en mai dernier nous plonge dans une musicographie de la pop alternative des années 80 et 90. On a parfois l’impression d’écouter Sixpence None the Richer, Deep Blue Something ou une compilation Big Shiny Tunes des belles années. À d’autres moments, on pense à Felt, The La’s ou aux chansons légères des Cures.

Les guitares saturées à la Smashing Pumpkins de Belong sont mises de côté pour revenir aux racines Dream Pop et Jangle Pop du premier disque ; les arrangements sont soyeux et les mélodies extrêmement sucrées. Une fois ce penchant pop accepté, la forte dose d’énergie qui imprègne les pièces garde l’oreille stimulée du début à la fin. Loin d’être racoleuses, les compositions du chanteur et guitariste Kip Berman semblent émaner d’un amour sincère pour les courants musicaux mentionnés plus haut et d’une connaissance approfondie de ceux-ci.

Il est également à souligner que la formation a changé depuis l’époque de Belong. En fait, Kip Berman est maintenant seul à la tête du projet. Son complice Kurt Feldman, bien qu’ayant contribué à l’enregistrement du disque, n’accompagne plus le groupe en tournée. Ce dernier est actuellement à temps plein dans Ice Choir, son propre projet. Cela ouvre la porte à de nouvelles collaborations qui réservent de belles surprises, notamment la voix de Jen Goma (A Sunny Day in Glasgow) et les arrangements de cuivres de Kelly Pratt (Beirut, Arcade Fire). La formation en concert comprend maintenant des membres de plusieurs groupes de la scène brooklinoise, dont Ablebody, Dream Diary, The Hairs et Beverly.

Malgré l’efficacité pop des deux premiers extraits de l’album, Simple and Pure et Until the Sun Explodes, c’est la pièce Euridyce qui se démarque du lot. Tout en crescendo, avec une structure plus éclatée qu’à l’habitude et un duo Berman / Goma aux voix, le groupe s’élève au-dessus de ses influences et utilise un langage qui lui est propre. Il sera intéressant de voir si le prochain disque poursuivra dans cette direction. Un peu moins heureux sont les égarements épiques à la Cold Play de Coral and Gold, mais on pardonne facilement.

Les nombreuses mutations qu’a subies le groupe depuis trois ans n’ont pas dû se dérouler sans deuils et les textes de Kip Berman semblent en être teintés. Cependant, il ne faut pas trop se casser la tête à trouver une signification profonde à Days of Abandon, une oeuvre légère qui s’écoute et qui s’oublie, mais qui laisse une sensation agréable, simple et pure.

Desc. : Dreamy indie pop R.S.V.A. : Wild Nothing, Belle and Sebastian, Ringo Deathstarr

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