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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

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Paralytic Stalks

OF MONTREAL

Polyvinyl

mardi 8 janvier 2013, par François Crevier

(4/5) Le moins que l’on puisse dire c’est que ce faux band de Montréal ne semble pas en voie de s’apaiser alors qu’il nous propose une fois de plus un album des plus dérangés. Voir aussi notre précédente critique. Dur à suivre ? Mais bien sûr ! Et j’oserais dire que c’est ce qui fait le charme de ce joyeux nid de coucous !

Bien évidemment on a besoin d’une bonne dose d’ouverture d’esprit pour embarquer dans cette curieuse randonnée mais une fois l’aléatoire digérer, il y a tout de même moyen de prendre son pied et de lâcher son fou avec ce disque. Et je ne parle pas ici de faire de l’aquarelle avec mère-grand entre deux « partys » du jour de l’an !

Revenons à nos moutons. Chaque chanson de « Paralytic Stalks » est comme un verre de champagne trop plein qui déborde gentiment au début puis qui finit par imploser dans une sorte de réaction chimique démentielle. Vous voyez un peu le topo ? Tout ce qu’on souhaite c’est que ces mecs aient un bon pharmacien pour leur permettre de retrouver une quelconque forme d’homéostasie après un tel enregistrement ! C’est comme ça sur les 5 premières pistes, l’implosion je veux dire. Du beau gros boucan bien fou qui balance les conventions musicales au bout de ses bras ! Le premier verre versé « Gelid Ascend » ouvre bien l’album et vous fait sentir sans attendre toutes ses bulles.

Eh puis vient une accalmie inespérée sur « Malefic Dowery » : on imagine nos cinq gais lurons gambadant dans un luxuriant champ de marguerites sous le regard amusé des petits lapins joufflus. Mais cela est de courte durée puisque dès la pièce suivante la bande de dingues s’y remet de plus belle et ce jusqu’à l’exorcisme final.

Voilà donc un disque essoufflant, une randonnée incompréhensible qui vous amènera aux environs de nulle part. Et pourtant vous serez probablement, tout comme moi, ravi de cette excursion. Voilà sans doute une autre preuve que la musique échappe au domaine de la Raison.

- Desc. : Baroque pop, néo-psychédélique.
- R.S.V.A. : Mercury Rev, MGMT, Flaming Lips

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