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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

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Upside Down Mountain

OBERST, CONOR

Nonesuch/Warner Bros.

mardi 6 janvier 2015, par Jean-François Rioux

(4/5) Le chanteur de Bright Eyes n’a définitivement plus la côte chez les « hipsters », ses fans pourtant fidèles y sont toujours, les amateurs de ce type de folk émotif et surtout les jeunes filles. On ne peut cacher que le beau jeune homme attire énormément la gente féminine, une belle voix, des textes semi-romantiques, des ballades touchantes ; armé de sa guitare c’est le Roméo 2.0 puissance 10.

Malgré l’apparence, il ne faut pas laisser sous silence l’immense talent de ce jeune musicien (34 ans), roulant sa bosse depuis qu’il a 13 ans ! Sa musique influence aujourd’hui encore beaucoup d’artistes.

Upside Down Mountain est son deuxième « vrai » album solo sous son vrai nom. Puisque soyons francs, les premiers albums de Bright Eyes étaient aussi pas mal laissés à lui seul. Cependant, ce qu’il fait depuis plusieurs années sous son propre nom ou avec le Mystic Valley Band est beaucoup plus pop, voir accessible mais en gardant cette touche particulière qui le démarque. La manière dont il ficelle ses mélodies est toujours très simple et forte à la fois, mais Oberst n’hésite pas à y ajouter quelques moments décousus juste afin de dérouter l’auditeur régulier. L’auteur-compositeur et interprète murit, et il le fait très bien, ses textes, sa voix, tout fait qu’il pourra un jour se glisser parmi l’histoire avec des grands de la musique folk comme Neil Young, Bob Dylan ou Nick Drake.

Dès les premières notes de Time Forgot on se sent en terrain connu, confortablement assis sourire aux lèvres à écouter paisiblement cette chanson caresser ses tympans. Douce, sensible et accrocheuse. Il n’en faut pas plus pour donner le ton à cet album complet de grandes chansons. Hundred of Ways pour sa part montre une couleur plus ensoleillé de Conor Oberst, une chanson définitivement plus estivale, parfaite pour les grandes scènes de festival et pour accrocher un plus large public.

Les influences de Oberst passent autant par The Cure que Wilco avec un détour par celui de Tom Petty. On y entend une belle mélancolie, une influence country, un amour pour le mexi-cali et une touche bluesy.

- Desc. : Folk-pop country-esque
- R.S.V.A. : Benjamin Gibbard, Wilco, Calexico

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