[]

Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

Accueil du site > Musique > N > NOTWIST, THE

Close To The Glass

NOTWIST, THE

Sub Pop

mardi 22 avril 2014, par Jeff Bugz

(4.5/5) Les frères Acher aiment bien faire les choses, ils prennent parfois un temps fou pour réaliser leur mission, mais chaque fois c’est un coup de maître. Certes le temps est long entre les albums, mais les véritables fans du groupe ont sû urouver à travers les branches leurs innombrables projets parallèles, souvent tous aussi excellents. C’est parfois à se demander si Markus Acher a du temps pour regarder La Voix version Allemande ou manger.

Pour les incultes, Lali Puna, Tied & Tickled Trio, Potawatomi, Ms John Soda, Console, Rayon, 13&God, Alles Wie Gross, Village of Savoonga ne sont que quelques uns des projets impliquant des membres de la formation The Notwist.

Véritable influence dans le monde de la musique, avouée entre autre par Thom Yorke et plusieurs autres grands noms de la musique moderne, tous succombent au charme, à l’innovation et au talent des musiciens allemands. Qui aurait cru cela possible après leur tout premier album, plutôt métal-hardcore aux effluves de Dinosaur Jr et de Metallica paru en 1990 ?

C’est à l’album Nook (1992), leur deuxième, que le groupe a teinté sa musique d’un léger virage afin que l’album suivant 12 (1995), pour sa part, devienne le point marquant de leur carrière. Intégration d’électro (à cette époque très minimalement), dépressif, sombre et énergique par moment. Puis est venu Shrink, l’album qui a su adéquatement incorporer leur côté jazz et leur a aussi permis de mieux assumer leur penchant électronique et kraut rock.

Bref, depuis 1990, le groupe en a fait du chemin, cela même s’ils ne furent découverts qu’en 2001 en Amérique avec Neon Golden. Close To The Glass reprend ou le dernier album, The Devis, You + Me (2008), qui cependant était beaucoup plus acoustique, nous avait laissés.

Sur Close To The Glass vous retrouvez une bonne diversité musicale, passant par l’électro assumé de Signals, de la percussive pièce titre, From One Wrong Place To The Next, Run Run Run et Lineri, puis par des morceaux plus acoustiques, orchestraux ou encore shoegaze-kraut-rock.

Une des pièces est pratiquement un hymne à My Bloody Valentine, la surprenante Seven Hour Drive à ce son de guitare distorsionné twisté et bourré d’effets. La force du groupe reste la voix reposée, délicate de Markus Acher qui même dans les moments les plus émotifs garde ce ton neutre et monocorde.

Une belle production, une longue attente qui en a valu le coup. Déjà on aimerait en entendre plus, déjà on a hâte d’entendre de nouveaux projets des membres du groupe.

- Desc. : Rock moderne ou électro-pop post-kraut-shoegaze
- R.S.V.A. : Radiohead, Sophia, Stereolab

Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0