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Trouble Will Find Me

NATIONAL, THE

4AD

mercredi 4 septembre 2013, par Nicolas Pelletier

(3.5/5) The National a vraiment trouvé le filon indie rock mélancolique et prend un peu la place laissée vacante par Coldplay et Travis (devenus des monstres pop faisant des concerts d’aréna), et, d’une certaine façon, du Radiohead des premiers disques (pensez High & Dry, etc.).

À l’instar de Stuart A. Staples chez Tindersticks, le chanteur Matt Berninger mène la formation basée à Cincinnati (Ohio) d’une voix grave, légèrement nonchalante propageant des airs ténébreux (I Should Live in Salt). De très gracieuses mélodies parsèment cet album un peu triste et linéaire, comme Fireproof. Le refrain de Heavenfaced est carrément envoutant, décollant en douceur et en beauté. Les musiciens qui entourent Berninger (les paires de frères Dessner et Devendorf) arrivent à une belle maturité musicale, et, comme ceux des Bad Seeds autour de Nick Cave, laissent leur leader s’exprimer sans tirer la couverte de leur bord. Lorsqu’ils sortent un peu de muscle via les guitares électriques distortionnées, The National prend aussi un peu la place abandonnée par Interpol (Sea of Love) mais ce n’est pas l’essence principale du 6e album du groupe.

Pour les fans déjà conquis, « Trouble Will Find Me » n’est peut-être pas aussi bon que l’intense « High Violet » (disque d’or dans plusieurs pays, en 2010) ou les fameux « Alligator » (2005) et « Boxer » (qui les lancera vraiment, en 2007). Mais il en demeure qu’il comporte de très bons moments, supérieurs à ce qui se fait dans le rock mainstream, à la Bastille, City & Color et autres qui tentent de jouer cette carte indie rock sensible.

- Desc. : Rock mélancolique
- R.S.V.A. : Tindersticks, Interpol, Mike Johnson

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