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SALON DU DISQUE ET DES ARTS UNDERGROUND DE MONTRÉAL

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Serotonin

MYSTERY JETS

Rough Trade

vendredi 17 décembre 2010, par Nicolas Pelletier

(3.5/5) Ce dynamique et sympathique groupe rock aux accents british garantit de faire bouger ses fans dès les premiers instants où leur musique rejoint leurs oreilles ! Avec leurs mélodies efficaces, les guitares solides et le charisme de leur chanteur Blaine Harrison, les Mystery Jets produisent une petite bombe qui plaira aux fans de Muse, autant que ceux de Plants & Animals.

Le tout premier titre, Alice Springs, est un hymne pop bien ficelé, à la Islands durant laquelle on adopte l’accent particulier de Harrison ainsi que les clins d’œil aux années 70 : chœurs puissants, montées progressives, airs lyriques convaincants. Sur le titre suivant, It’s Too Late, Harrison se prend presque pour Styx au niveau vocal, alors que ses 3 acolytes – tous des gars de Londres - le rejoignent au refrain pour donner un peu de panache classique à cette ballade autrement assez simple et dont le refrain est peut-être un peu trop simplet. Les nombreuses références aux années 70 sont peut-être dues au fait que le bassiste du groupe est nul autre que… le père de Blaine, Henry Harrison.

Les Jets ont un petit quelque chose des Vampire Weekend – peut-être plus dans le ton que dans les arrangements, beaucoup plus standards ici. Petits-fils spirituels des Kinks (l’excellent refrain de Flash a Hungry Smile), ils peuvent avoir une propension à verser dans les clichés des années 80 : The Girl is Gone rappelle The Cars ! Leur principal compositeur, Blaine Harrison, a un talent mélodique et un sens rythmique d’un naturel entraînant qui pique la curiosité : on veut aller au prochain titre pour y entendre leurs nouvelles trouvailles. Chaque chanson a son élément captivant, frisant parfois le cliché tellement il y a des emprunts qui sont associés à des styles ou des époques bien précises. On avait aussi décelé cette magie à la découverte du premier album des Plants & Animals ainsi que du … des Islands – deux groupes de Montréal comme par hasard. Bon, quand les gars chantent en chœur « Saraaaa, Seratonin », on se croirait en plein milieu d’un tube de Starship. Heureusement, cette passe ne dure qu’une poignée de mesures, alors on sourit pour la surprise, on rigole doucement pendant que notre cerveau cherche furieusement « Mais où donc ai-je entendu ça auparavant ? ».

Pour la petite histoire, sachez que Blaine souffre de la maladie spina bifida, une grave déformation de l’épine dorsale, qui l’empêche de marcher sans béquilles. Son père, cherchant une activité constructive pour son fils, lui apprit la musique, ainsi qu’à son frère qui fut un temps partie du groupe.

Sympathique, accrocheur, bourré de références et de clins d’œil, « Serotonin », le 4e album de cette formation basée à Eel Pie Island, près de Londres, est un excellent divertissement.

- Desc : Prog pop
- R.S.V.A. : Beta Band, Muse, The Kinks

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