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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

The Resistance

MUSE

Warner Bros

jeudi 26 novembre 2009, par Éric Dumais

(4.5/5) Le groupe anglais Muse est de retour avec un sixième opus, The Resistance, sans doute l’album le plus puissant et le plus énergique à être paru chez Warner Bros cette année. À peine un mois après sa sortie, The Resistance s’est vendu à plus d’un million et demi d’exemplaires à travers le monde, un nombre honorable qui s’ajoute aux dix millions d’exemplaires écoulés depuis le début de leur carrière.

Muse a fait une entrée remarquée dans l’univers musical avec Showbizz (1999), un opus aux sonorités agressives, qui a assuré au trio britannique une place de choix parmi les grands de ce monde. En 2001, le groupe sort Origin Of Symmetry, un album plus posé, quoique plus majestueux, sur lequel on commence à sentir un léger goût pour l’électronique. Vient ensuite Absolution (2003), un chef-d’œuvre qui leur apportera sans conteste une notoriété mondiale. Puis, Black Holes & Revelations (2006), avec ses sonorités rock électro, nous a offert des mélodies nouvelles, inspirées de légendes du rock telles qu’ABBA, Depeche Mode et Queen.

The Resistance… c’était le nom donné à divers mouvements clandestins qui se sont opposés à l’occupation allemande, en France et un peu partout en Europe, à l’époque de la Seconde Guerre mondiale. On sent justement, à l’écoute, une robustesse et une force indéniables qui auraient pu repousser bien des envahisseurs. L’opus s’ouvre sur Uprising, leur premier titre à succès qui a fait figure de single au mois d’août 2009 et qui est aussi le plus rythmé de l’album. Avec United State Of Eurasia / Collateral Damage, sur laquelle on reconnaît les airs de Bohemian Rhapsody du célèbre groupe londonien Queen, débute avec une douce mélodie au piano, par-dessus laquelle Matthew Bellamy chante calmement et tranquillement. Puis, c’est un assortiment de guitare électrique, batterie, basse et clavier qui fusent de toutes parts, pour aboutir finalement sur un rythme oriental totalement ensorcelant, lequel rappelle de près la musique de John Williams dans Indiana Jones. Avec Unnatural Selection, qui présente un riff de guitare sensiblement pareil à celui dans New Born sur Origin Of Symmetry, nous replonge dans l’atmosphère glauque et oppressante du film Haute Tension avec Cécile de France. Le reste de l’album est tout simplement délectable. Muse nous sert parfois des mélodies un peu plus pop commerciale (Undisclosed Desires) ou plus sensibles et recherchées (MK Ultra). Cependant, le summum de l’opus demeure l’ensemble des trois dernières pièces, à savoir Exogenesis : Symphony Part 1-2-3. C’est ici que le terme opéra rock prend tout son sens. La partition classique, composée par le chanteur lui-même dans son studio en Italie, relève franchement du prodige. Élaborées avec justesse et brillance, les trois symphonies apportent une touche expérimentale à laquelle Muse n’avait jamais osé s’aventurer. The Resistance… frissons garantis ou argent remis !

- Desc. : Rock alternatif orchestral
- R.S.V.A. : Radiohead, Kasabian, Coldplay.

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