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Where the Messengers Meet

MT. ST. HELENS VIETNAM BAND

Dead Oceans

mardi 1er mars 2011, par Éric Dumais

(3/5) Depuis la parution de leur premier opus au mois de mars 2009, l’excellent album éponyme qui nous a permis de les connaître, la formation américaine Mt. St. Helens Vietnam Band a fait un bon bout de chemin. Ils ont en effet offert un peu plus de 150 spectacles à travers le globe, et ce, depuis leur première prestation en juillet 2008, et joué avec des groupes aussi connus et appréciés de la scène indie rock que Japandroids, Frog Eyes, Cursive et Bishop Allen. Cette année, le quatuor originaire de Seattle, aux États-Unis, récidive avec un deuxième album fort intéressant et beaucoup plus complexe, qui s’intitule Where the Messengers Meet.

Benjamin Verdoes (guitare, chant), le membre fondateur du groupe, est toujours accompagné par sa bande de musiciens très talentueux, dont sa femme Traci Eggleston (clavier, chant, percussions), son jeune frère Marshall, à qui il a enseigné la batterie malgré ses 15 ans, et Jared Price (basse, guitare, batterie, orgue).

L’opus Where the Messengers Meet, sans être le dernier joyau de l’heure, présente une douzaine de pièces franchement inspirantes, mais qui n’arrivent jamais à nous faire décoller réellement. Malgré le talent indéniable de ces jeunes musiciens, les mélodies, parfois d’une lourdeur assez insupportable, frôle parfois l’insoutenable légèreté de notre être, aurait dit le prodigieux écrivain tchèque Milan Kundera ! Tantôt mélancoliques, tantôt sobres, les pièces du quatuor américain contiennent la même dose d’émotivité que les meilleurs albums d’Interpol et The National de ce monde, en peut-être moins écoutable, cependant. Les arpèges à la guitare électrique sont joués très lentement, comme si l’heure était grave, et le chant de Benjamin Verdoes manque parfois d’assurance, ou de maturité, va savoir. Néanmoins, Mt. St. Helens Vietnam Band nous a concocté d’excellentes chansons, dont At Night, la pièce d’ouverture, et The Roof, probablement la composition la plus inspirante de l’album.

Ce deuxième opus se savoure lentement, un peu comme un met exquis qui a demandé une longue préparation. Car le résultat n’est pas frappant au premier abord. Il faut persister, lui donner une seconde chance, et finalement l’apprécier dans toute sa splendeur.

- Desc. : Indie-rock/pop aventureux
- R.S.V.A. : Wolf Parade, Modest Mouse, Arcade Fire

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