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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

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Gee Whiz, But This Is a Lonesome Town

MORIARTY

Fusion 3/Naïve

samedi 20 décembre 2008, par Nicolas Pelletier

(4/5) La musique douce et intelligente de ce groupe d’origine (tenez-vous bien) franco-américano-vietnamienne installé à Paris, est absolument charmante. La voix feutrée de Rosemary Stanley est touchante et intime, même si de sonorité un peu matte, alors que la musique du quatuor qui l’accompagne navigue entre le traditionnel irlandais (Private Lily, White Man’s Ballad), le country folk moderne à la Cowboy Junkies (la superbe Jimmy au vidéo-clip fort bien fait) et de chanson pop épurée (Cottonflower).

Sur scène (et sur myspace), ils se permettent une magnifique version du classique Enjoy The Silence, de Depeche Mode, en version guitare/voix, ce qui n’est pas sans rappeler le concept Nouvelle Vague, il y a quelques années : tube 80 revu avec voix féminine et facture acoustique. Sympa ! Cette chanson ne figure toutefois pas sur leur premier album, sorti en France en 2007 et tout récemment de ce côté de l’Atlantique, bien que le groupe travaille ensemble depuis plus d’une décennie. On y baigne autant dans une ambiance blues américaine (Motel) proche de Madeleine Peyroux avec une touche de burlesque à la Kurt Weil (Animals Can’t Laugh).

On a ici 12 très intéressantes chansons, très accessibles mélodiquement parlant et habillement construites (Jaywalker - song for Beryl). Moriarty ont plusieurs cordes à leur arc. Ils peuvent brasser la cage comme nous amener dans un jardin secret (Tagone-Ura) et réussir à nous faire aimer les deux univers. Le côté cabaret que l’on reconnaît facilement permet de croire que leur réputation de bêtes de scène ne doit pas être surfaite. Ça promet, puisque l’album est excellent !

- Desc. : Chansons intimes pop cabaret
- R.S.V.A. : Frida Hyvönen, Regina Spektor, Mary Margaret O’Hara

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