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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

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Pourquoi Mononc’ Serge joues-tu du rock’n’roll ?

MONONC’ SERGE

Indépendant

lundi 14 octobre 2013, par Jeff Bugz

(4/5) C’est enfin un retour acoustique pour Mononc’ Serge, là où il est à son meilleur, là où on peut y entendre aisément ses textes, ce qui a toujours été la force de l’artiste. Textes loufoques, puériles, grossiers, sales mais aussi poétiques, réfléchis, sensibles et il est bien facile parfois de lire entre les lignes le message qu’il envoie (ou les flèches).

C’est Keith Kouna qui débute l’album de Serge, avec une intro de 55 secondes, racontant un peu qui est Mononc’ Serge dans un enregistrement maison.

Bien sur on entend de l’ironie et du sarcasme, on y entend aussi des opinions et déceptions (je ne voterai pas, Team qui gagne). Parfois il ose être plus tranchant comme dans Paris Keupon ou Péladeau. Mononc’ s’attaque aussi à la musique des années 80, avec son hymne à la musique de marde qui porte le nom de Rendez-vous mou (clin d’œil à Gerry Boulet et son rendez-vous doux). Dans cette pièce hilarante, Serge ressort du placard des classiques québécois mais aussi des titres de chansons qu’on aimerait oublier. Il écorche bien au passage les Daniel Lavoie, Paul Piché, Michel Rivard, Marjo, Richard Séguin et compagnie. Un morceau qui vous fera rire mais pourrait choquer vos parents !

L’homme qui ne voulait plus vivre est un peu la carte cachée de l’album, un morceau réfléchi, intelligent, qui est constant mélancolique au mal de vivre de nos jours. Un morceau pratiquement touchant, au rythme légèrement country-folk. En plus d’être une des bonnes pièces du disque, Serge démontre qu’il peut en écrire des chansons sérieuses s’il le veut bien.

Le visuel de cet album est aussi bien sympathique, la couverture se marie bien au contenu de l’album. Musicalement les musiciens démontrent très bien leur savoir-faire, certains moments la guitare est assez complexe et les arrangements de certains sont morceaux ressortent très bien (piano, voix d’accompagnements etc.).

En attendant, on se contente de l’entendre dire des atrocités, souvent réalistes, qui sont en fait un regard caricatural de la population. Ironie, tu nous tiens aurait pu être le titre de cet album. Certain l’aime plus rock, mais disons que sa force est en formation acoustique et cet album fait suite à son excellent 13 Tounes trash paru en 2000 et Mon voyage au Canada paru en 2001.

- Desc. : Folk sale engagé avec humour
- R.S.V.A. : Les Violents Cachalots, Pépé et sa guitare, Keith Kouna

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