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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

S/T

METZ

Sub Pop

samedi 13 octobre 2012, par Jean-François Rioux

(3.5/5) Cette nouvelle signature de l’étiquette Sub Pop nous replonge littéralement dans le début des années 90, lorsque le label débutait à faire sa renommée au son que nous baptisions par la suite, le grunge. On pourrait même dire la fin des années 80 lorsque leur meilleur vendeur se trouvait à être Mudhoney.

Le son et le mot grunge ayant évolué vers des sous-étiquettes de punk, de garage ou autres, celui-ci reste fidèle à ce que nous pouvions entendre des Mudhoney, Nirvana et même Shellac des débuts. Un son croustillant, lourd, mélodique, à la fois agressif et explosif. Les influences pleuvent de partout, autant des Butthole Surfers à leur plus punk que des Melvins, Jesus Lizard, Blood Circus, Dead Moon, Six Finger Satellite, The Fluid, Green River, Green Magnet School, U-Men et compagnie. Malgré tout, le son de Metz n’est pas une copie, puisqu’ils n’offrent pas des hits comme Nirvana, ils ne possèdent pas la nonchalance de Mudhoney et n’ont définitivement pas l’originalité de Shellac. Mais leur potentiel est sans équivoque et leur son est comme un train fonçant à 300 miles à l’heure.

C’est bien évident que leurs concerts doivent être une explosion, un cataclysme de gens qui se bousculent et de bon vieux body surfing, et leur musique pourrait rapidement se trouver au début d’un retour à cette sonorité si urgente et émotive qu’était le grunge.

Metz se démarque de plusieurs groupes canadiens et surtout de Toronto, ce sont de véritables poids lourd à qui il faudra tendre l’oreille un jour ou l’autre. Un début fort prometteur, à suivre !

- Desc. : Grunge
- R.S.V.A. : U-Men, Nirvana, Green River

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