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SALON DU DISQUE ET DES ARTS UNDERGROUND DE MONTRÉAL

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Tendre et Mauve

META GRUAU

Flange Patrol

jeudi 17 juin 2010, par Éric Dumais

(3.5/5) Le trio montréalais Meta Gruau récidive avec un deuxième opus haut en couleurs, qui s’intitule étrangement et simplement Tendre Et Mauve. Dans la même lignée que les parutions précédentes, à savoir Crabsalad EP (2006) et Tibia Sauvignon (2008), ce nouvel effort s’inscrit davantage dans l’univers électro-punk (ou électro-sludge) de We Are Wolves, surtout à l’époque de Non-Stop je te plie en deux, avec peut-être certaines résonnances et expérimentations noises à la Crystal Castles.

Tendre ? J’en doute. Mauve ? Pas certain. En fait, écouter Meta Gruau, c’est comme ouvrir ses horizons à un monde totalement nouveau où tout est permis. Julien Bakvis revient à la charge avec son chant nasillard et ses paroles inaudibles, tellement elles sont saturées, alors que Melissa Di Menna tente encore de réjouir l’atmosphère avec ses partitions rythmées et quasi dansantes. Une seule nouveauté : Philippe Clément (Duchess Says) est le bassiste invité pour l’occasion. Et j’en oublie une dernière : ce n’est nul autre que Thomas Augustin (Malajube) qui a aidé à la réalisation.

Tendre et Mauve est un album dur à saisir à la première écoute. Il est grinçant, agressant, mais enlevant à la fois. Une fois accepté, l’opus s’avère plus écoutable et beaucoup plus accessible. Bien entendu, il faut aimer la formule, sinon la bataille est perdue d’avance. Le genre ? Ou les genres, devrais-je plutôt dire ? Post-punk, électro-punk, électro-sludge, noise rock, appelez-les comme vous le voulez, Meta Gruau les assimile et les décortique tous à la fois. Et le mélange est assez amer à la première bouchée. Banana, la pièce inaugurale, est aussi cinglante qu’une gifle à laquelle on ne s’attendait pas. Le rythme est percutant, j’oserais même dire frénétique, et le chant rappelle les voix furieuses de Caroline Martial (Kap Bambino) et d’Aliss Glass (Crystal Castles), en peut-être moins agressant. En général, on se laisse bercer par les mélodies, qui, soulignons-le, se ressemblent pas mal toutes. Une chance qu’il y a des incontournables telles que Nenu-Phar ou Superball, qui s’avèrent être les pièces les plus écoutables de l’album, pour que nous croyons encore au potentiel de ces jeunes musiciens.

- Desc. : Post-punk électro-clash
- R.S.V.A. : We Are Wolves, Les Georges Leningrad, Duchess Says

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