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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

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Farthest Field

MARTIN MOORE, DANIEL & JOAN SHELLEY

Ol Kentucky

mercredi 29 août 2012, par Nicolas Pelletier

(4/5) Superbe disque de folk doux et harmonieux de la part de ce chanteur folk de Cold Spring, Kentucky et de son acolyte aux yeux bleus clairs, de Louisville, « Farthest Field » est le genre d’album qui sonne comme le mariage de deux voix, de deux êtres, tellement ces deux chanteurs se complètent magnifiquement bien. Les dix chansons proposées sont assez courtes, pour un maigre total de 30 minutes, mais chaque moment est précieux, délicat, gracieux.

Certaines mélodies sont presque enfantines tellement elles sont simples (Would You Tell Me Your Dreams) – et tant mieux si ce CD peut servir à endormir vos bambins –, mais c’est souvent dans la simplicité que l’on retrouve la beauté. Ainsi, la guitare sèche de Moore est pratiquement le seul instrument qui, finement, accompagne les voix. Joan Shelley y tient peut-être davantage le rôle de choriste, mais sa présence est essentielle à la réussite de cet album. Telle Jennifer Warnes avec Leonard Cohen dans les années 80, elle amène Moore à garder une sensibilité à fleur de peau.

Leur duo rappelle aussi celui de Robert Plant et Alison Krauss, à la différence que Moore et Shelley jouent beaucoup plus sur la délicatesse et ont peut-être moins de panache naturel que ces légendes du rock et folk (ce qui n’est pas un défaut !). Sur quelques titres, Joan Shelley tient le rôle principal. C’est le cas de la première chanson de l’album, la magnifique First of August, sur laquelle on entend à peine la voix de Moore en arrière-plan. La chanson-titre de l’œuvre comporte sans doute le refrain le plus accrocheur du lot, avec ses « la-la-lum » qui s’envolent doucement dans les cieux.

En 2007, Moore avait envoyé un démo chez Sub Pop, qui a aimé et encouragé à enregistrer un premier album, Stray Age. En 2010, il publiait un deuxième opus, cette fois en duo avec Ben Sollee, ce qui mena les deux hommes à jouer en première partie d’Iron & Wine au prestigieux Newport Folk Festival en 2010. L’an dernier, le CD In the Cool of the Day prenait une tangente plus spirituelle et racontait une enfance difficile. Shelley, pour sa part, ne reçoit que des éloges telle une chanteuse folk des années 60 dont on aurait retrouvé les albums perdus. Elle œuvre avec le trio Maiden Radio. En 2012, elle publie son second opus, Ginko, qui ravit la critique. Daniel Martin Moore était déjà son complice à la guitare et aux sifflets, signant également ses photos de presse.

Vraiment, Moore & Shelley viennent de s’autoproduire un album aussi beau que ceux d’Ida, Bon Iver, Damien Jurado, Arco qui nous avaient tant séduits par le passé.

- Desc. : Folk intime
- R.S.V.A. : Ida, Bon Iver, Robert Plant & Alison Krauss

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