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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

Turning The Mind

MAPS

Mute

vendredi 6 novembre 2009, par Nicolas Pelletier

(2/5) Autant on avait adoré l’excellent « We Can Create » paru en 2007 pour ses grooves et ses fortes mélodies, autant ce « Turning The Mind » est décevant et semble peu inspiré. Certes, la qualité sonore de la pop léchée de James Chapman, alias Maps, est toujours au rendez-vous, mais la qualité des mélodies est de beaucoup inférieure aux géniales chansons hyper entraînantes qui nous avaient tant plu il y a deux ans.

La carrière de cet artiste qui fait tout lui-même avait pourtant bien commencé. En 2006, sa chanson Lost My Soul, enregistrée en solo à la maison sur un 16-pistes, est nommée 26e meilleur tube selon le Top 50 annuel du magazine NME. Puis, en 2007, sortait l’excellent « We Can Create » sur étiquette Mute.

Au mieux, Let Go Of The Fear, une pièce très électro pop, est du calibre des élans pop de Gentleman Reg et des Pet Shop Boys (I Dream of Crystal). Plus loin, Love Will Come, est carrément un hymne croissant d’intensité danse, avec montées de claviers, mais beatbox manquant de punch. Le chant de Chapman semble parfois un peu trop découpé, comme s’il voulait qu’on comprenne chaque syllabe de ses chansons (Valium in the Sunshine) : on y perd le sens de la mélodie, normalement si géniale chez Maps.

La plupart des autres chansons sont malheureusement très ordinaires et sans histoire, comme s’il s’agissait d’un album bâclé, rapidement conçu après le succès du précédent, sans réelle inspiration. C’est vraiment dommage parce que « We Can Create » démontrait un talent mélodique impressionnant et une facilité à manier les énergies contagieuses pour autant mener à la piste de danse qu’à un état de petite euphorie mentale. Les arrangements, audacieux et originaux, même si largement électroniques, s’approchaient de se que faisaient les Badly Drawn Boy, RDJ2 et autres Jim Noir il y plus ou moins longtemps.

En comparaison, les pièces de « Turning The Mind » semblent molles et sans vie, comme la pièce titre, justement. La précieuse énergie qui tenait le tout semble malheureusement s’être évaporée… Mince consolation, il reste quand de belles sonorités bien travaillées, comme sur Die Happy Die Smiling, vers la fin de l’album.

- Desc. : Pop electro
- R.S.V.A. : Jesus Jones, Chapterhouse, M83

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