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SALON DU DISQUE ET DES ARTS UNDERGROUND DE MONTRÉAL

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La caverne

MALAJUBE

Dare To Care

jeudi 12 mai 2011, par Éric Dumais

(3.5/5) De nos jour, Malajube est une formation montréalaise qui n’a plus besoin de présentation. Après avoir offert deux concerts à guichet fermé lors du lancement tant attendu de son quatrième album studio, La caverne, force est d’admettre que le quatuor, originaire de Sorel-Tracy, a connu une année productive et ô combien florissante.

La Caverne est un opus à travers lequel Malajube n’a pas cherché à se réinventer ; c’est au contraire l’équilibre parfait entre ses qualités musicales propres (rythmiques à la guitare décapantes, mélodies accrocheuses) et les innovations technologiques du moment (boom de l’électronique). Malajube s’est davantage concentré sur la réalisation d’un produit commercial accrocheur, lui permettant ainsi de connaître un succès quasi instantané, et le résultat semble être à la hauteur de leur ambition. La caverne est un album accompli, expérimenté, du moins beaucoup plus que Le compte complet (2004) et Trompe-l’œil (2006), desquels il ne retient que la fougue et le dynamisme. La Caverne ressemble plus à Labyrinthe (2009), son prédécesseur, duquel il conserve la maturité et l’émotivité contenue. Pensons ici aux tendres succès Ursuline, Porté disparu et Luna.

Sans être pour autant une suite logique, La caverne impose davantage ses mélodies électroniques sautillantes, laissant ainsi une place prépondérante au clavier plutôt qu’au piano, que l’on commençait à apprivoiser un peu plus à l’époque de Labyrinthe. Sur ce quatrième effort, les doigts agiles de Thomas Augustin se font aller le popotin sur des rythmiques entraînantes et diablement bien maîtrisées, mais, malencontreusement, la justesse des textes demeure la principale faiblesse du quatuor. Les paroles n’ont ni queue ni tête et n’arrivent pas à créer une émotion chez le spectateur. Synesthésie, le premier single, est le reflet du nouveau son de Malajube, et s’ajoutent à cette nouvelle image dernier cri les excellentes Sangsues, La caverne, Le blizzard et Chienne folle.

La caverne est une sérieuse innovation musicale et un « must-have » qui fera assurément tourner les têtes cet été. D’ailleurs, Malajube sera en concert à Brooklyn, avant de revenir dans la région pour le Festival d’été de Québec et le festival Osheaga à Montréal, signe incontestable que leur destinée est entre de bonnes mains.

- Desc. : Indie pop-rock moderne
- R.S.V.A. : MGMT, Plants & Animals, Think About Life

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