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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

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Ugly Side Of Love

MALACHAI

Domino

samedi 6 mars 2010, par Nicolas Pelletier

(5/5) Ce qui est fascinant avec ces deux gars de Bristol est de constater à quel point leur musique a une large palette d’influences ! On y entend autant celle de Led Zep que des Beastie Boys (Fading World) avec une touche de Cat Empire et une créativité à la Beck ! Sous le son « garage sale » global de leur premier album, ils se permettent toutes sortes de pointes dans différentes directions. Un régal !!

Composé de Gee et Scott , Malakai lance des solides riffs style 70 (Snowflake) qui semblent avoir été enregistrés de la même façon que ceux de Steppenwolf ou du Gang of Four. C’est carrément le Deep Purple des premiers albums qu’on voit renaître sur Blackbird grâce au B3 qui s’invite et à la voix de shooter des années 70 du chanteur Gee ! Ils amènent également une touche psychédélique fort créative (Only For You) en faisant jouer des bandes à l’envers derrière des airs accompagnés au clavecin (Snake Charmer), le genre de truc que faisait Beck au début de sa carrière. Il y a aussi cette touche qui rappelle les australiens de Cat Empire qui apparait ça et là (comme sur Moonsurfin’) ; c’est probablement dû à l’accent latino et à la voix parfois nasillarde de Gee et aux guitares funky qu’ils insufflent à leur musique.

L’angle principal de Malakai est un rock garage à la Gruesomes (Warriors) enrichi de groove à la White Stripes et de créativité géniale à la Beck. La qualité sonore est parfois négligée, mais c’est à se demander si ce n’est pas voulu pour sonner encore plus garage (Shitkicker sonne vraiment 1968). Le réel talent et l’indéniable intérêt envers Malakai résiste dans le fait qu’ils sont capables de composer des airs immédiatement accrocheurs et de les mettre en scène dans des arrangements originaux et dynamiques. L’oreille mélodique et le cerveau curieux sont simultanément stimulés, et le groove qui fait taper du pied n’est jamais bien loin. Bravo ! Merci !

Malakai a comme mentor un certain Geoff Barlow, le cerveau de Portishead, qui les a signés sur son label, Invada / B-Block (distribué par Domino en Amérique). Après quelques singles et un EP, ils publient ce premier album remarquable en février 2009 et le relancent en Amérique seulement en janvier de cette année.

Malakai se sont attirés des compliments d’à peu près tous les magazines rock, de The Word (« Oppressive, indulgent, often beautiful and wildly disorientating ») à Clash Magazine (« both highly individual and highly interesting, with razor-sharp lyrics and excellent tunes ») en passant par Uncut (« Like a hyperactive DJ spinning between a nuggets boxset ») Q et Mojo. Il nous fait plaisir, chez emoRAGEi, d’applaudir cet excellent album !

- Desc. : Psyché garage rock
- R.S.V.A. : Beck, Deep Purple, TV On The Radio

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