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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

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Josephine

MAGNOLIA ELECTRIC CO.

Secretly Canadian

lundi 14 décembre 2009, par Éric Dumais

(2.5/5) Certains incidents nous forcent à réfléchir et à prendre un certain recul face à notre existence. C’est exactement ce que Jason Molina et sa bande on fait suite à la mort tragique de leur bassiste Evan Farrell, décédé en décembre 2007. Voici en grande primeur un hommage touchant à la vie et à l’âme de leur confrère décédé.

Josephine est le premier album officiel à être paru depuis trois ans sous le nom de la formation Magnolia Electric Co. La formation aligne quatorze titres qui vont droit au but et qui ne lésinent pas sur les émotions. L’humeur, évidemment, est à la désolation et au désespoir, mais il est possible de percevoir une pincée d’espoir à travers certains textes de l’album.

Bercé par la voix plaintive et répétitive de Jason Molina, l’opus dégage des effluves de folk rock et d’accords acoustiques qui se marient à merveille avec l’émotion ressentie. Dès la chanson O ! Grace, on perçoit cependant le dépouillement qui imprègne la totalité des compositions. Le style est léger, un rien fuyant, et l’on a malheureusement l’impression qu’il manque de vitalité. Par contre, les refrains viennent briser la monotonie en apportant une touche de chaleur et d’énergie, afin de réchauffer l’album qui se refroidissait tranquillement (Josephine, Whip-Poor-Will). Ainsi, l’opus suit son cours avec des rythmiques bien exécutées, mais qui semblent être sans cesse un écho renvoyé à la précédente. La Palme d’or est remise à Jason Molina pour la qualité de l’écriture. Les paroles sont touchantes, chargées de sens, et empruntent à juste titre une direction intéressante. On raconte la solitude, comment elle est vécue et comment elle est ressentie. Josephine est, en ce sens, l’esquisse d’une relation entre un homme et une femme sur le point de s’éteindre, au sein de laquelle l’homme désire explorer d’autres horizons. Mais très rapidement, il regrette cette relation complexe et s’avoue être déjà sous l’emprise de ses esprits (démons ?). Les paroles sont imprégnées de métaphores sur la vie et sur la mort qui rappellent de près le thème élaboré précédemment, à savoir celui de la perte d’un être cher.

On se lasse malheureusement très vite de la voix plaintive de Robin Molina et de la fragilité des mélodies offertes sur Josephine. Le concept est intéressant, même touchant, mais il manque une touche de créativité qui nous aurait permis d’en apprécier encore plus le contenu.

- Desc. : Folk rock
- R.S.V.A. : Bonnie ’Prince’ Billy, Castanets, Songs : Ohia

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