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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

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Memphis

MAGIC KIDS

True Panther

vendredi 31 décembre 2010, par Éric Dumais

(2.5/5) La formation américaine Magic Kids, après la sortie d’un premier single au mois de septembre 2009, est bientôt prête à larguer son premier effort sur l’étiquette True Panther (Delorean, Morning Benders, Lemonade), qu’ils ont intitulé fort à propos Memphis. Bien entendu, la ville de Memphis, en plus d’être le berceau de la musique rock n’ roll, est aussi le lieu de naissance de ce jeune quintette à la verve assez… effervescente.

La ville de Memphis, au Tennessee, est l’endroit idéal pour les passionnés de musique rock, car en plus d’être le lieu où on résider de grands artistes de notre époque, notamment Elvis Presley, Jay Reatard, Rufus Thomas, Jerry Lee Lewis et The Oblivians, c’est aussi à travers les magnifiques rues de cette ville portuaire qu’ont pris naissance plusieurs étiquettes de disques, dont Stax Records, Hi Records, Sun Records et depuis peu, Goner Records. C’est dans cette atmosphère idyllique, voire magique, qu’est née la musique trépidante de cette jeune formation que l’on connaît aujourd’hui sous le nom de Magic Kids.

Au premier abord, l’opus Memphis, qui a été enregistré au studio Doug Easley par Shane Stonebeck (Vampire Weekend, Sleigh Bells), respire la gaieté et la joie de vivre. À l’écoute, on a l’impression que le décor morne de la métropole québécoise disparaît peu à peu pour céder la place à un univers onirique et fantaisiste, où tous les éléments de la nature sont en harmonie et où les couleurs sont vives et éclatantes. Magic Kids œuvre dans la pop, la vraie de vraie, et histoire de vous situer un peu mieux, nous sommes excessivement loin du travail créatif de Clues. Ici, les papillons volent de tous bords tous côtés, les « la la la la » et les « hou hou hou hou » fusent de partout, il faut donc aimer le genre, si vous voyez ce que je veux dire. Les Magic Kids possèdent la bonne humeur maladive de Matt & Kim, l’engouement de Vampire Weekend, et le caractère intimiste de Belle & Sebastian. Il y a bien entendu certains incontournables sur l’album, dont Candy, une pièce douce et séduisante, où la voix du chanteur se mêle à merveille avec celle d’un chœur féminin, et au sein de laquelle l’ambiance est à la bonne humeur et au bonheur. Aussi, avec Cry With Me Baby, le quintette nous sert une pop 80’s bien rafistolée, avec des arrangements au clavier qui sont placés à point. L’effet est assez cocasse, mais généralement bon. Faites un essai, vous ne serez peut-être pas déçus !

- Desc. : Pop 60’s orchestral
- R.S.V.A. : Beach Boys, The Heavy Blinkers, Badly Drawn Boy

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