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SALON DU DISQUE ET DES ARTS UNDERGROUND DE MONTRÉAL

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Yé yi you ya

FRANK MARTEL ET L’OUEST CÉLESTE

(Monsieur Fauteux)

mardi 24 juillet 2007, par Nicolas Pelletier

Ah, l’humour surréaliste de Frank Martel est en plein ce dont j’avais besoin en cette grise matinée de semaine où je marchais en direction de l’arrêt d’autobus… Dès les premiers vers de Hahahihi, le poète de l’absurde venait d’ensoleiller ma journée ! « Il me pousse des nageoires / je sens monter en moi le dérisoire / il me pousse des pétales / je sens monter en moi le végétaaaal… » lance-t-il dès le départ, comme pour donner le ton aux prochaines 36 minutes de délire qui s’amorcent. On y entend des airs de faux country (Janapapapamama), de folk déjanté (l’intense Les partitions de l’amour) ou de rockabilly de l’espace (l’obscure Cameroun). Je dis « faux country » parce que l’oreille distraite ne va qu’entendre une voix nasillarde et quelques guitares « slides » et banjos, mais en portant une attention plus soutenue, on réalise la belle variété musicale offerte ici. Frank Martel est toujours accompagné par le brillant Ouest Céleste, soit Bernard Falaise à la guitare et à la co-production, Michel F. Côté aux percussions et Éloi Deit à la basse. Pour vous situer, l’œuvre de Martel se classe entre les premiers albums d’Hubert Félix Thiéfaine, de ceux de Charlebois période Wasapitchou, ou encore de Geneviève et Mathieu (en moins naïf), et même, d’une façon plus poétique et talentueuse, pas si loin de la démence de Normand L’Amour (écoutez Martel bloquer sur ces raisins verts dans Petite belette…). Pur délire, pur délice.
- Desc. : Folk sur l’acide
- R.S.V.A. : Geneviève et Mathieu, Urbain Desbois, HF Thiéfaine

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