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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

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Grass Is Singing

LONELY DRIFTER KAREN

Semprini

jeudi 16 juillet 2009, par Nicolas Pelletier

(3.5/5) Avec sa sympathique musique qui vogue entre le jazz des années 50 à la Pink Martini ou Madeleine Peyroux (Salvation), et pop lo-fi plus intime, cette Karen soi-disant triste et esseulée n’est pas d’humeur si sombre. Certains airs frisent le côté burlesque du cirque (The World Is Crazy) quand ce n’est pas carrément du côté de Ménilmontant que l’on se sent projetés (The Angel Sigh), avec accordéons, piano, ukulélé… jusqu’à la boîte à musique de fillette (Caroussel Horses).

« Karen » est en fait une Autrichienne nommée Tanja Frinta. Écrivant ses chansons depuis l’âge de 15 ans, elle crée Lonely Drifter Karen lorsqu’elle passe de Vienne à Gothenberg en Suède, en 2003. Trois ans plus tard, c’est en Espagne qu’on retrouve Tanja qui fait ses débuts sur scène, aux côtés de son complice pianiste Marc Melià Sobrevias. L’Italien Giorgio Fausto Menossi (percussions) se joint à eux pour l’enregistrement de « Grass Is Singing ».

Le premier album de Lonely Drifer Karen s’écoute très tranquillement. Jamais une note plus haute que l’autre. Une belle ambiance à la fois intime et feutrée se dégage de cet album, enregistré bien simplement et sans une once de prétention, mais sans flafla inutile non plus. The Owl Moans Low est une jolie comptine où seul le piano et des mains qui se tapent - comme s’il s’agissait de fillettes qui se tapent mutuellement dans les mains - accompagnent la douce voix de Karen, qui fait alors penser à Suzanne Vega. Les pièces plus dynamiques, comme Climb, rappellent Regina Spektor et le ton vocal n’est pas très loin de celui d’Émily Loizeau.

Chose particulière, cet album débute avec les pièces les plus marginales (ce jazz rétro dont nous parlions ci-dessus), et progresse vers des chansons plus fortes parce que plus personnelles. L’album culmine avec la magnifique Casablanca, du calibre de celles de Frida Hyvönen, puis redescend tranquillement dans le calme, avec la très douce No True Woman. Un album qui débute de façon modeste mais qui trouve son chemin en cours de route. Un joli talent, cette Karen…

- Desc. : Lo-fi personnel folk pop
- R.S.V.A. : Madeleine Peyroux, Émily Loizeau, Frida Hyvonen

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