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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

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Midnight Remember

LITTLE RED

True Panther

mercredi 11 janvier 2012, par Vanessa Hauguel

(3/5) Nostalgique de vos premiers amours ou en quête d’une pommade miracle pour l’âme ? Midnight Remember pourrait bien vous offrir cette tendre frénésie juvénile et candide que vous cherchiez. Ouvrant sur une chanson déployée avec tout l’enthousiasme chatoyant du groupe, Little Red nous plonge déjà dans ses rythmes ridiculement dansants et festifs. Pourtant, toutes ses belles intentions et ses belles farandoles à la Vampire Weekend (avec qui ils ont déjà été en tournée), me laisse un peu en plan.

Il y a quelques années, à la venue de Phoenix, le charme de leur pop romantico-pétillante, aurait sans doute agit, too little too late ? Peut-être bien. Si Little Red cherche à reproduire ou à susciter une émotion de grande liberté et de bonheur inouï, à la Solsburry Hill de Peter Gabriel, le groupe n’y parvient qu’à demi ou qu’en surface. Les crescendos de leur pop colorée qui se suivent et se chevauchent sur cet album plus qu’enthousiaste, ne restent pas inintéressants. Des refrains comme sur Rock It ont tôt fait, en singles dignes de publicités pour Coca-Cola ou Apple, de nous rafraichir et de nous entrainer par la main, soit, mais leur vent dans les voiles ne réussit tout de même pas à nous emporter bien loin.

Sous ses faux airs nostalgiques, l’émotion diffuse s’embrouille, entre la joie et une mélancolie puérile, reste une musique aux airs souvent infantiles. Si leur pop demeure réjouissante par instant, leur propos est quant à lui trop simple, livrant au final un bonheur instantané, qui se dissipe bien vite. Les rythmes deviennent même plutôt lassants, du moins pour les plus familiers ou les moins fervents du genre. Cet album pourra fort probablement susciter le sentiment opposé pour plusieurs ; reste à savoir dans quel hémisphère vous vous situez au moment de l’écoute : si vous êtes pro-candeur absolue, simplicité et sourires enfantins ou si vous êtes plutôt du genre à rester tiède devant les excédents de joie et préférez les formules plus complexes ; dans ce cas, vous pourriez être déçus de n’avoir pas plus de strates à découvrir.

Une sonorité trop adolescente pour ma part, plusieurs pièces comme Chelsworth, évoquent trop clairement des bandes sonores de téléséries américaines se terminant toujours (trop) bien. Little Red a parfaitement compris la recette, mais cette formule déjà prise (et reprise), n’apporte rien de plus au paysage, si ce n’est qu’un beau verni tout neuf. Ce courant d’air chaud australien est peut-être simplement trop allègre ou une recette peut-être trop réussie, avec trop peu pour moi.

- Desc. Pop rock, indie rock
- R.S.V.A. : Phoenix, Vampire Weekend, Friendly Fires

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