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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

s/t

LIARS

(Mute)

mercredi 9 juillet 2008, par Nicolas Pelletier

(3/5) Quatrième album en sept ans pour le trio post-punk Liars qui flirte autant avec le hardcore que l’expérimentation sonore. Dès le début de l’album, on goûte à cette ambivalence : Plaster Casts of Everything est plutôt agressive et dérangeante, alors que la suivante, Houseclouds, trempe dans les sonorités électroniques « fuzz » et les effets de voix sur des airs plus mélodiques. Et, dès le troisième titre, Leather Prowler, Liars continuent leur expérimentation sonore avec la batterie, amorcée sur l’album précédent, Drum’s Not Dead (2006), largement et ouvertement influencé par le travail de Chris Culter, batteur du groupe d’avant-garde Henry Cow.

Liars fait penser à une version plus sérieuse de Ween : on y trouve autant de différents styles - tous parfaitement maîtrisés - sans toutefois y trouver aucune trace d’humour. Sailing to Byzantium fait d’ailleurs très Ween, avec ses chants éthérés… mais fait aussi très Pink Floyd de la belle époque avec ses envolées de claviers et son « trip » constant… Probablement un des meilleurs moments de l’album.

À mon humble avis, Liars se perdent lorsqu’ils laissent de côté toute mélodie (What Would They Know) pour plonger trop creux dans l’expérimentation. On se sent alors un peu projetés dans un laboratoire d’essais non-concluants (Pure Unevil, à la Residents), même si on ne peut qu’applaudir une telle démarche de recherche musicale constante. Malgré tout, cet album vaut le détour pour ses moments où le tout s’élève dans un mélange de nouveauté sonore et de transe.

Desc. : Post punk expérimental rock R.S.V.A. : Ween, TV on the Radio, Residents

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