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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

Obedience

LARVAL

Cuneiform

octobre 2004, par Nicolas Pelletier

Le projet de Bill Brovold en est un des plus audacieux qu’il m’ait été donné d’entendre dernièrement. Brovold n’hésite pas à s’élancer dans de gargantuesques montées de vapeur musicales, tout en longueur et en intensité tout au long de « Obedience », le 4e opus de Larval, premier sur étiquette Cuneiform. Prenons pour exemple « One day I just kept on walking », la dernière pièce de l’album. Brovold y va d’une solide intro de 7 minutes à la guitare électrique avant de s’élancer plus mélodiquement (tout est relatif) dans le morceau en tant que tel. On peut classer cette originale musique dans l’Actuel, comme dans le punk, ou même dans le jazz, bien qu’aucune de ces étiquettes ne colle vraiment au concept musical de Larval. Il s’agit avant tout d’un trip musical (tout un, d’ailleurs), il s’agit d’explorer lentement mais sûrement toutes les étapes d’une montée d’intensité graduelle, faisant monter la pression, tout en captivant l’auditeur.

Larval se classe dans la ligue de The Ex + Tom Cora, d’Oneida et de Godspeed You Black Emperor, même si ce n’est pas exactement à ces groupes qu’il ressemble. Le fantôme du Velvet y rôde assurément, surtout lorsque le violoncelle de Geneviève Padgett s’en mèle. Un album intense, tout en pression, d’une audace et d’une liberté exemplaire.

- Desc. : Art-rock actuel pressurisé
- R.S.V.A. : The Ex + Tom Cora, Oneida, Godspeed You Black Emperor

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