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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

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Everything Under The Sun

JUKEBOX THE GHOST

Yep Roc

samedi 8 janvier 2011, par Nicolas Pelletier

(3/5) Cette formation dynamique propose un rock assez mélodieux tout en étant assez schizophrénique, comme si on arrivait à la rencontre du Ben Folds Five et d’Of Montreal (la bien nommée Schizophrenia en début d’album). Leur pop énergique rappelle certains groupes des années 80 comme The Pursuit of Happiness et The Cars, vu la verve de leur chanteur Tommy Siegel, également guitariste. Quelques sonorités du clavier ont également des parfums plus ou moins subtiles de ces glorieuses années, comme les claviers de Half Crazy.

Plus loin, sur Empire, la musique de ce trio basé à Philadelphie, mais formé à l’Université George Washington dès 2003 devient plus claire et moins emballée par moult artifices. On y entend donc mieux la chanson, les paroles, et pouvons y apprécier davantage les qualités musicales. Quelques changements rythmiques passaient inaperçus sous les sons qui parsemaient les deux premiers morceaux. Le chant de Ben Thornewill, également pianiste, est une coche plus posé que celui de son complice, tout en restant bien investi dans la pièce. La tendance se poursuit avec Mistletoe, qui est un peu plus lente et dramatique, mais tout aussi intense et quand même assez accrocheuse. Le fait de fonctionner avec deux chanteurs amène une belle variété au niveau des intonations d’une pièce à l’autre, et même du ton des morceaux. Certaines pièces sont plus théâtrales, surtout au niveau vocal, tirant vers le style adopté par Foxy Shazam, influencé par Queen (The Sun). La musique est vraiment dynamique et assez complexe pour s’élever au-dessus de la pop de base. De retour dans les moments plus calmes, comme sur la belle So Let Us Create, on se sent un peu comme dans le film Moulin Rouge : la voix de Thornewill n’est pas très loin de celle d’Ewan McGregor, et le style lyrique rappelle le film. Jukebox The Ghost pourrait même plaire aux fans de Rufus Wainwright ainsi qu’à ceux du Fab Four, vu le petit côté rétro un peu psychédélique qu’on retrouve en ajout à ces compositions mélodiques. Leur côté déjanté rappelle aussi Elvis Costello.

Fondé dès 2003, le trio complété par Jesse Kristin à la batterie n’a lancé un premier album qu’en 2008 (« Let Live and Let Ghosts »). Le fait que le groupe ait joué en première partie des concerts de Ben Folds en avril 2009 n’est peut-être pas étranger à la direction qu’ils ont prise en enregistrant ce second opus en 2010.

- Desc. : Pop alternatif
- R.S.V.A. : Ben Folds, Weezer, The Minus 5

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