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SALON DU DISQUE ET DES ARTS UNDERGROUND DE MONTRÉAL

Deathbed recollections

J.C.

Kiss chase/Triage)

septembre 2002, par Stéphane Martel

Il y a de ces albums qui vous accompagnent durant des moments difficiles, qui vous réconfortent et vous tiennent la main. Comme celui-ci. Avec un titre semblable, on s’attend à un disque noir à la Nick Cave mais cet album se révèle plutôt un véritable petit trésor d’intimité et d’émotion. Apaisante et mélancolique, la voix de velours de J.C. caresse l’ouïe et s’apparente incroyablement à celle de Bowie. On pense également à Bryan Ferry et Jarvis Cocker. Même si sa voix est comparable aux plus grands, on ne peut pas en dire autant de la qualité de sa plume, plus maladroite qu’un Cohen par exemple. On lui pardonne l’utilisation gauche d’une boîte à rythme bon marché sur la deuxième plage tellement la magie est à son paroxysme lorsque le monsieur se retrouve seul à son piano. L’ajout de cuivres et d’instruments à cordes sur certaines pièces étoffent le son primaire de J.C. La trame sonore idéale pour une promenade dans le parc par un petit matin grisâtre et pluvieux ou l’antidote rêvée pour mettre un baume sur une peine d’amour. Un disque automnal, velouté, d’une grande beauté a conseiller également aux amoureux de musique classique. (8/10) SM
- Desc. : Piano crooner
- R.S.V.A. : Leonard Cohen, Nick Drake, David Bowie

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