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SALON DU DISQUE ET DES ARTS UNDERGROUND DE MONTRÉAL

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High Twilight

ISAIAH, DANIEL

Secret City

samedi 23 juillet 2011, par Nicolas Pelletier

(3.5/5) L’influence de Dylan est assez évidente tout au long de ce premier album de la part de Daniel Isaiah Schachter, folk singer originaire de Montréal. Le ton de la voix, nasillarde à souhait et la guitare rythmique énergique et les arrangements simples directement tirés des années 60 (oh, le beau B3) en sont des signes on ne peut plus évidents qu’ Isaiah a dû être nourri au Zimmerman et au Cohen depuis toujours (Emma Grace).

Ceci dit, le gars a du talent. Il a de la fougue, s’élevant à certains moments tel un Black Keys version folk (The Naked Night). Le côté rétro tellement joué à fond que ça en devient moderne. Point très rafraîchissant, quelques chansons en français, dont J’habite un pays, avec un léger mais charmant accent, amène une toute autre couleur. Très belle, plus douce, cette chanson a un ton plus « Cohen », plus dans les cordes de ce que font les Andrew Bird de ce monde. Une modernité bien ancrée dans la tradition. On sent une touche des ambiances des premiers albums de Daniel Lanois à certains moments (High Twilight). Lorsqu’il prend la peine de chanter plus doucement, Isaiah se démarque du son « Dylan » si fort durant les premières chansons de « High Twilight » : sur Lady Moon So far Away, on dirait presque une balade à la Lou Reed, lointaine héritière des Perfect Day et autres I’m Sticking With You. Ailleurs, quand Isaiah relaxe trop, il peut devenir quelque peu somnifère (Ogygia)… mais ça n’arrive pas souvent.

Le Montréalais n’est pas que musicien bilingue, il est également cinéaste. Son premier court-métrage, Three Mothers, remporte un A&E Short Filmmaker Award en 2009, alors que son plus récent, L’homme qui se croyait l’eau, fut diffusé au Toronto International Film Festival (TIFF), l’été dernier.

Un album riche qui présente un jeune musicien affirmé qui vient de se donner plein d’options pour la suite de sa carrière. Un très bon premier album dont la courbe d’ambiance est fort agréable, entre moments énergiques et intensité de l’intimité (la belle Candlemaker Row, aux forts accents folk country). On pourra le voir à POP Montreal en septembre prochain. (

- Desc. : Folk
- R.S.V.A. : The Tallest Man on Earth, Andrew Bird, Leif Vollebeck

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