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SALON DU DISQUE ET DES ARTS UNDERGROUND DE MONTRÉAL

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Interpol

INTERPOL

Matador

lundi 13 septembre 2010, par Jean-François Rioux

(2.5/5) Un des albums les plus attendus cette année était sans aucun doute celui du groupe new-yorkais Interpol. La raison de leur retour sur l’étiquette de disque Matador restera cependant un mystère : était-ce leur décision, ou celle de Capitol de mettre un terme à leur association ? Peu importe, le temps est venu, enfin, d’avoir entre les mains ce fameux 4e album.

Après la première écoute, il est évident que cet opus sans titre est celui qui renferme le plus de pièces pop, où le côté rock est plus léger et où l’aspect post-punk n’est qu’en surface. Le côté mordant des deux premiers albums est disparu, pourtant, la sonorité du groupe est semblable. Le son n’a pas tant changé, mais il a mûri.

Le premier simple Lights n’était définitivement pas le meilleur morceau de l’album. Il est lent à démarrer, et ne possède pas la dynamique que nous aurions aimé entendre de la part du groupe comme premier extrait. Le morceau est construit comme une chanson de U2, c’est-à-dire qu’il démarre lentement, et il prend son envolée après seulement deux minutes. Quel hasard ! C’est pour la tournée 360° de U2 que le groupe Interpol devait ouvrir (et qui a été reportée en raison des problèmes de dos de Bono.)

La pièce Barricade, pour sa part, est plus rythmée et c’est enfin ce que l’on voulait entendre ! Dommage que l’on doit attendre 18 minutes avant d’avoir un peu d’énergie. Puis, le groupe tombe dans le panneau avec une chanson plaignante qui aurait pu être écrite par Coldplay. On cherche le mordant d’Antics, de Our Love To Admire et de Turn On The Bright Light tout au long de notre écoute, comme si on voulait rester accroché à un morceau comme Obstacle 1 ou même un Slow Hands à nouveau.

Bien entendu, après quelques écoutes, chaque titre reste dans votre mémoire et le disque parvient de justesse à combler votre manque, mais soyez franc en regardant de haut : ce n’est définitivement pas le meilleur album du groupe. C’est à se demander si Paul Banks n’a pas donné le meilleur pour son projet solo (Julian Plenti… is Skyscraper).

- Desc. : Rock moderne sombre
- R.S.V.A. : Editors, The National, The Fatales

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