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SALON DU DISQUE ET DES ARTS UNDERGROUND DE MONTRÉAL

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Astral Rejection

I SET MY FRIENDS ON FIRE

Epitaph

samedi 28 avril 2012, par Nicolas Pelletier

(3.5/5) Cette formation de Miami, en Floride, a la brillante idée de mélanger les styles. Ce ne sont pas que des "influences" mais des éléments très typés qu’on a unis tels des "mashups".

Dès It Comes Naturally, c’est le côté grindcore trash avec grognements et hurlements qui se fond en power rock mélodique. Les sources sont encore plus drastiques sur la pièce suivante, Infinite Suck, qui débute avec des motifs de musique électronique. Ce n’est pas qu’une intro, le motif reviendra. Une guitare funk viendra se pointer un peu plus loin, en plein contraste avec les grognements. Sur Excite Dyke, le contraste est encore plus frappant alors que c’est un beat léger, pour ne pas dire mince, qui supporte les grognements vocaux, ce qui est complètement inhabituel dans le genre. I Set My Friends on Fire ne font pas cette gymnastique que pour surprendre l’auditeur mais bien pour enrichir leur hardcore plutôt expérimental. A ce point de vue, c’est définitivement une réussite. Certains moments sont tellement denses qu’ils rappellent les formations "actuelles expérimentales" comme Mr Bungle ou Naked City dans lesquelles on aurait retiré l’élément free jazz pour le remplacer par un puissant hardcore (My Paralysed Nrother Taps His Toe To This...). Ils ne manquent pas d’humour non plus, se projetant brutalement dans la muzak sur la pièce titre.

À part le fait que cette musique peut être difficile d’accès pour quiconque a de la difficulté avec les grognements typiques du death core, on a ici une œuvre très intéressante et recommandable. Personne ne pourra leur reprocher leur très grande audace à mélanger des styles aussi différents sans tomber dans le pastiche, ni leur grande originalité. Les deux gars mordent dans leur musique avec un enthousiasme palpable qui est rapidement contagieux.

La formation expérimentale a été formée en 2007 par Matt Mehana et Nabil Moo, remplacé en 2009 par Chris Lent. Dès le départ, Mehana (voix, programmation) et Moo (guitares, batterie, séquenceur) frappent fort en générant plus d’un million d’écoutes de leur reprise de « Crank That » originalement par Soulja Boy Tell ’Em. Deux ans plus tard, leur collaboration avec les comiques Smosh générera pas moins de 17 millions de visionnement de leur clip « Sex Ed Rocks ». « Astral Rejection » est leur deuxième opus. (NP)

- Desc. : Grindcore electro power rock mashup
- R.S.V.A. : Napalm Death rencontre Mr Bungle

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