[] [] [] [] [] []

SALON DU DISQUE ET DES ARTS UNDERGROUND DE MONTRÉAL

Accueil du site > Musique > H > HYVÖNEN, FRIDA

Silence Is Wild

HYVÖNEN, FRIDA

Secretly Canadian

vendredi 20 mars 2009, par Nicolas Pelletier

3/5) Cette blonde scandinave qui avait produit un excellent - mais trop discret - album en 2005 avec "Until Death Comes" revient enfin avec du nouveau matériel. Malheureusement, cette deuxième galette est beaucoup moins intéressante et originale que la première.

Exit l’intimité à la Emily Haines qui avait tant charmé il y a trois ans. Frida Hyvönen s’en tient aux chansons personnelles accompagnée au piano et entourée d’arrangements communs. Les treize chansons de « Silence is Wild » ne sont pas mauvaises : elles sont simplement moins touchantes que celles de son premier album. C’est toujours dommage lorsqu’un(e) artiste n’arrive pas à égaler ses marques précédentes. Ça a le désavantage de faire paraître la suite moins bonne, parce qu’on comparera toujours avec ce qu’on a déjà beaucoup aimé.

Ceci dit, « Silence is Wild » est loin d’être mauvais. Birds, probablement la plus pop du lot, a un air accrocheur et utilise une dialogue de violons et de clavecin comme emballage. Musicalement, on dirait du Feist. Ironiquement, c’est aussi celle dont les paroles sont le moins personnelles. La toute première, Dirty Dancing, reprend à moitié un air vaguement connu et raconte une mignonne histoire d’amour brisé avec flashbacks de la fin des années 80. On dirait alors du Boney M. Encore plus sur Oh Shanghai, à la fin de l’album.

Hyvönen est née en 1977, au nord de la Suède, dans la petite ville de Robertsfors et habite aujourd’hui à Stockholm. En 2007, elle avait également écrit la musique d’une performance de danse, publiée sur CD sous le titre « Dance Performance PUDEL ». Curieusement, le dernier album de Frida semble avoir été mieux reçu en Suède que son premier. Cela est sans doute dû à une meilleure visibilité, acquise au fil des ans.

J’avoue être resté sur ma faim avec cet album tellement moins personnel que l’excellent premier. C’est une question de hautes attentes non comblées, et j’en suis conscient… mais c’est décevant de tomber de si haut. Alors que l’on pouvait s’attendre à une nouvelle Emily Haines, une Cat Power en puissance…, on se retrouve avec une chanteuse qui lance platement des chansons une coche en dessous de ce que font les Tori Amos et autres Regina Spektor de ce monde. Dommage.

- Desc. : piano pop
- R.S.V.A. : Tori Amos, Regina Spektor, Boney M

Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0