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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

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Maladie d’amour

HUNT, JIMMY

Grosse Boîte

jeudi 31 octobre 2013, par Nicolas Pelletier

(4/5) Avec son tant attendu deuxième album, Jimmy Hunt persiste et signe. La poésie de ce romantique des temps modernes est plus mystérieuse et imagée que jamais. La musique, quant à elle, est plus élaborée que le premier album, qui était très folk.

Ainsi Jimmy est une pieuvre qui va aller chatouiller une Antilope, sur la pièce ainsi baptisée. Il nous le répète inlassablement, sur plusieurs tons, tout au long de la première chanson. Hunt fait du pop rock concis. Pas de détour ni d’étirements inutiles chez Marie les bleus. Et bien sûr, beaucoup de romance fleur bleue qui fera craquer toutes les filles (Denise), avec un brin de cynisme et d’humour noir auquel il nous a habitués. Et puis, Jimmy se laisse tenter par des styles musicaux étonnants lorsqu’on connaît son parcours, amorcé avec le groupe garage rock Chocolat. Il prend sa plus belle voix falsetto pour lancer un air presque disco, Nos corps. Si j’étais DJ, c’est le genre de morceau que je ferais jouer dans un bar, à 3 heures moins quart du matin. Sensuel sans être vide, il dégage autant de groove que de spleen. Il groove de nouveau sur Rêver souvent. Il touche presque au progressif à la fin de Marie-Marthe.

Un album de peu de paroles, mais aux mots bien choisis. Jimmy Hunt chante beaucoup les mêmes phrases, sur différents tons. Il sort sa langue de vipère ici et là : Marie-Marthe / Vieille conne / Finalement / Je suis le seul / Qui pense à toi. Ouch... Il y a une fille quelque part qui doit se sentir visée et qui l’a eu dans les dents.

Jimmy Hunt comble un vide important dans le paysage musical. Farouchement indépendant, il ne cèdera jamais aux modes et aux pressions télévisuelles. Il est cool comme Jean Leloup, il a le spleen de Stefie Shock, il a les mélodies et le magnétisme de Joe Dassin, et la touche des grands romantiques comme Jean Ferrat.

Jimmy Hunt réussit à combler les attentes très élevées qu’on avait tous, ayant adoré son premier album éponyme (et le dernier opus de Chocolat, l’excellent « Piano élégant » (2008). Il livre un album audacieux, original, différent, mais pourtant très proche de l’univers qu’il laisse entrevoir par bribes et à travers ses messages codés (Drama).

- Desc. : Fol-rock romantique 80
- R.S.V.A. : Morrissey, Peter Peter, Gaétan Roussel

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