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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

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The Danger of Light

HUNGER, SOPHIE

Two Gentlemen

vendredi 25 janvier 2013, par Nicolas Pelletier

(4/5) Un autre album de la Suissesse Sophie Hunger, un autre très beau moment passé en compagnie d’une auteure-compositrice-interprète de grand talent. L’album a été enregistré dans plusieurs villes qui inspirent l’auteure, dont à Montréal avec des musiciens montréalais.

Le 4e disque de Hunger est bien équilibré entre folk énergique (l’enjouée LikeLikeLike), jazz pop en anglais ou en allemand (ainsi qu’en dialecte suisse allemand) (Das Neue – la pièce enregistrée à Montréal) et délicieux morceaux planants que doivent affectionne les fans de Salomé Leclerc, Nina Simone et Cat Power (Souldier). Cette femme de 30 ans a du soul dans la voix, une très belle émotivité jamais exagérée qui lui permettrait d’interpréter des ballades populaires (comme sur Can You See Me ?, que Jennifer Hudson pourrait reprendre si elle le désirait), chose qu’elle ne fera jamais puisqu’elle a une trop belle direction artistique pour y déroger. Hunger est à l’interstice du jazz, du soul et du folk. « A nice place to be » diraient les Anglos.

Comme souvent avec les albums qui sont intenses et réalisés avec doigté, il faut donner quelques écoutes attentives à « The Danger of Light » avant de l’adopter de façon permanente. Ne soyez pas surpris si la première session ne vous charme pas complètement. Il faut y investir du temps et de l’attention.

La dame est née Émilie Jeanne-Sophie Welti, à Zurich en 1983 et a grandi à Bern (Suisse), Londres (Angleterre) et Bonn (Allemagne), d’où son aisance dans les trois langues. Fille d’un mélomane de jazz, elle découvre ensuite le hip-hop puis le rock et le folk. De 2002 à 2006 Hunger elle est régulièrement invitée à chanter dans le projet Superterz, alors qu’à partir de 2004, elle mène le groupe indie rock The Fisher, qui se séparera en 2007. On l’a entendue au Festival International de Jazz de Montréal en 2011, en première partie des concerts de Madeleine Peyroux et Érik Truffaz puis 2012, avant Billy Bragg, alors qu’elle avait interprété des chansons de Bob Dylan en solo.

Il ne reste qu’à souhaiter à Mlle Hunger de grandes rencontres, pour souhaiter des collaborations enrichissantes. Envoyons-lui Daniel Lanois, Beck ou Danger Mouse pour voir où son art se rendra !

Desc. : Folk électrique de qualité R.S.V.A. : Salomé Leclerc, Eleni Mandell, Norah Jones

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