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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

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Luminous

HORRORS, THE

XL

vendredi 1er août 2014, par Marc-André Pilon

(4/5) J’entame ma première écoute de ce nouvel album de The Horrors en regardant deux ramoneurs nettoyer la cheminée de la maison voisine, derrière chez moi. Il s’agit ici de deux expériences nouvelles pas du tout désagréables, mais qui ne changent pas une vie. Avec un titre comme Luminous, on aurait pu s’attendre à une œuvre plus joyeuse que celles auxquelles le groupe nous avait habitués sur ses deux albums précédents. Si l’on y entend une certaine légèreté, il y a une densité dans le son qui est en continuité avec le corpus de The Horrors.

Luminous débute avec une longue intro atmosphérique qui nous met l’eau à la bouche, autant pour la pièce Chasing Shadows que pour le reste de l’album. Après trois minutes, on entre dans le vif du sujet, avec une guitare pleine de reverb, de trémolo et de delay et ces sons de synthétiseurs maintenant typiques. On reconnait ici quelques influences de Jesus and Mary Chain et de Swervedriver. La voix de Faris Badwan a toujours ce petit côté mélancolique teinté d’une timide joie qui sied parfaitement au son des instruments qui l’entourent.

Les fantômes de My Bloody Valentine et de Jesus & Mary Chain ne sont jamais bien loin. On sent effectivement leurs présences dans des titres comme Jealous Sun, So Now You Know et Mine and Yours. On y rajoute un mélange de Depeche Mode et un peu de Krautrock à la Can ou Neu !, surtout dans In And Out Of Sight, Falling Star, I See You, Sleepwalk, et on a la recette d’un bon disque.

L’enregistrement est dans le tapis, tout est fort, mais bien balancé. Le mix nous permet d’entendre tous les éléments et d’ainsi créer une atmosphère qui se rapproche du concert, tout en gardant le côté plus produit du studio. C’est un album qu’on écoute avec des écouteurs ou sur une chaîne stéréo de qualité afin de pouvoir entendre toutes les mélodies subtiles et les éléments atmosphériques qui ajoutent au rendu des chansons et réussissent à leur rendre justice.

Si Luminous ne nous ébranle pas comme Strange House ou ne nous surprend pas comme Primary Colours, il demeure un très bon album par un groupe qui continue à écrire de bonnes chansons où les arrangements et les atmosphères sont des instruments, au même titre que les guitares et les claviers.

- Desc. : Shoegaze, indie-post punk
- R.S.V.A. : Jesus & Mary Chain, My Bloody Valentine, Echo & The Bunnymen

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