Dès l’ouverture de l’album, on remarque que la réalisation du trio Geoff Barrow (Portishead), Craig Silvey et du vidéaste Chris Cunningam (qui a notamment réalisé de sublimes clips pour Afex Twin) laisse davantage d’espace à des arrangements complexes et à un mur de guitares qui rappelle les premiers albums de My Bloody Valentine et de Jesus & Mary Chain. Ne délaissant pas leurs influences primaires de rock garage et de punk (le groupe cite notamment The Cramps et Siouxsie and the Banshees parmi ses sources d’inspirations), The Horrors apprivoise avec finesse des textures propres aux mouvements Shoegaze (pour ne pas le dire) et du Post-Punk et construit ainsi de solides mélodies. Du côté des voix, on ne pourra s’empêcher de penser à un certain Ian Curtis (Joy Division) en écoutant les harmonies fredonnées Faris Badwan (le chanteur).
Sans réinventer la Coldwave (popularisée par des groupes tel The Cure) The Horrors réussit, tout en se réinventant, à apporter un certain vent de fraîcheur (excusez-la) à un style qui fait du sur-place depuis trop longtemps.
Desc. : Coldwave, Shoegaze.
R.S.V.A. : Joy Division, Interpol, Jesus & Mary Chain
