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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

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Good Good Desperation

HOPEWELL

Tee Pee

mercredi 23 décembre 2009, par Éric Dumais

(3.5/5) Un nouvel opus vient de voir le jour chez le label Tee Pee Records : Good Good Desperation de la formation new-yorkaise Hopewell. Très attendu, cet ensemble de dix pièces, toutes aussi bonnes les unes que les autres, éclate complètement les conventions musicales établies, comme du popcorn au micro-ondes.

Blagues à part, Good Good Desperation est une véritable boîte à musique complètement déjantée. La formation de Brooklyn nous offre un troisième LP de style rock psychédélique à nous faire baver de plaisir, avec de nouvelles sonorités que nous ne retrouvions pas autrefois, et qui sont la preuve vivante que ce sont les imbéciles qui ne changent pas d’avis. D’abord et avant tout, Hopewell nous a offert, il y a quelques années, Hopewell & The Birds Of Appetite (2005) et Beautiful Targets (2007), deux albums relativement bons, mais qui n’accotent en aucun cas la nouvelle profondeur musicale qui imprègne Good Good Desperation de tous bords tous côtés.

Preamble (Pt. II) ouvre l’album avec une pièce aux accents légèrement spirituels et religieux, mais qui très vite se transforme en mélodie pop-rock alternative des temps modernes. Island, qui est disponible en écoute sur MySpace, est du vrai rock-qui-déménage ! Le beat à la guitare rappelle un peu Black Betty des Spiderbait, tellement il est rythmé et rapide à la fois. Mais très rapidement, on sent plutôt le sens de la logique et de la sensibilité propre au Flaming Lips. Car il y a également un certain côté psychédélique-expérimental dans Good Good Desperation. La chanson 10 000 Black Masses (Pt. I) mélange sons enregistrés et montage audio, ainsi qu’une touche psychédélique avec laquelle on commence à être habitué. Hopewell maîtrise bien son art, car à aucun moment on est lassé d’écouter leurs mélodies, qui, les unes après les autres, ne cessent de nous surprendre au détour, avec des variations multiples, des couplets enchanteurs, mais aussi des refrains saisissants. C’est là que l’on reconnaît le génie des vrais artistes.

Hopewell a réussi son défi, c’est-à-dire, nous concocter un album délicieux et agréable à l’oreille, tout en étant bon jusqu’au bout. Good Good Desperation saura plaire même aux plus exigeants, car il est l’heureux mélange de toutes les sauces que l’on apprécie si bien.

- Desc. : Rock psychédélique
- R.S.V.A. : Warlocks, Jane’s Addiction, début Mercury Rev

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