[]

Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

Accueil du site > Musique > H > HITCHCOCK, ROBYN

Love From London

HITCHCOCK, ROBYN

Yep Roc

lundi 24 mars 2014, par Nicolas Pelletier

(3.5/5) Hitchcock est un vieux routier qui a débuté en 1972 en tant que leader des Soft Boys. Depuis les années 80, il fait son chemin seul, en parallèle des Soft Boys (séparés en 1993) ou avec Venus3, produisant très régulièrement des albums : il en a sorti 19 en 23 ans, en plus des six microsillons des Boys.

Si certains de ses récents travaux s’en allaient dans toutes sortes de directions musicales et ne comportaient malheureusement pas souvent de grandes chansons, on ne peut qu’être agréablement surpris (et soulagés, dans le cas de ses fans) de constater à quel point « Love From London » est un album réussi.

Tout débute avec le solennel Harry’s Song, devançant la très Oasis-ienne Be Still, l’une des meilleures chansons brit pop qu’on a entendues depuis les beaux jours des frères Gallagher. Stupified a un ton un peu plus Beatlesque ou Kinks-ien avec ses accords de piano et sa mélodie bondissante. Hitchcock joue très bien les contrastes d’un morceau à l’autre. I Love You est bourrée de fuzz et d’effets. On y trouve quelques éléments qui évoquent le Lou Reed des années 80 : le ton de sa voix à cheval entre cynisme et intimité. Devil On A String est un morceau plus rock et rythmé. La voix douce et haute du musicien de 60 ans adoucit l’ambiance, tel que le font Morrissey, Ray Davies ou Damon Alban (avec Blur ou Gorillaz). Sa voix est demeurée jeune et claire, comme dans sa vingtaine (la cool Strawberries Dress).

On a ici (enfin) un album très solide de Robyn Hitchcock, un disque qui repoussera l’impression de « has been » qui semblait s’accrocher à lui après quelques albums peu inspirés.

Le père de Hitchcock, Raymond (1922-1992), était un romancier connu. On lui doit « Percy », livre duquel a été tiré un film en 1971 dont la musique fut signée par The Kinks et qui fut le 8e film le plus populaire en Angleterre cette année-là (bien que noté 4/10 par IMDb). « Percy » raconte l’histoire d’un jeune homme timide qui, suite à un accident, doit se faire greffer un nouveau pénis (qu’il surnomme Percy). Celui qu’il reçoit provient d’un séducteur généreusement servi par la nature. Le jeune homme timide se retrouve dans les souliers (si on peut dire) de son donateur décédé et noue des liens privilégiés avec les femmes qui gravitaient autour de ce dernier.

- Desc. : Brit rock
- R.S.V.A. : Oasis, Morrissey, Matthew Sweet

Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0